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28/06/2012

OFFRE SPECIALE : LE "HACHE MENU" DE KEI, "UN SACRE DU PRINTEMPS" PAR FRANÇOIS SIMON

 

 

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Il y a dans le restaurant de Kei Kobayashi tout un cérémonial qui a de quoi rebuter. Un décor glabre, une retenue sérieuse, et puis le principe des menus dégustations qui continuent de rester une sorte de tue-l'appétit avec leur procession de plats, décidés par le chef. On le sait, s'il y a bien quelque chose d'intime, c'est son appétit et sa liberté. Les chefs aiment empiéter, à leurs risques, sur ces domaines. Mais ils ont alors intérêt à viser pile entre les deux yeux.

Voici donc Kei, jeune prodige, élevé au sein du giron ducassien (le Plaza Athénée avec Jean-François Piège puis Christophe Moret), se lançant sans crier gare dans la haute gastronomie. Le jeu était dangereux, surtout en lieu et place d'un Gérard Besson déchu Michelin. Et pourtant, Kei a réussi une chose incroyable. Une année après son ouverture, il décrochait l'étoile au Guide rouge. Surprise? Pas vraiment lorsqu'on voit sa démonstration brillante, poétique, niveau deux étoiles.

add 9bea347a-bb13-11e1-9bba-b96fb44ee62d-150x180.jpgL'assiette. Les compositions de Kei répondent à un métissage soigneusement présenté. On retrouve, bien entendu, son inspiration japonaise avec des plats dressés comme des paysages, alternant douceur et vivacité, contrepoints et arythmies. C'est surtout une sorte de condensé assez sidérant de multiples terroirs, ceux-là mêmes qu'il visite avec son épouse lorsqu'ils partent en vacances: Alsace, Italie, Provence… Kei crée un langage très personnel avec, à la clé, un ratissage mondial des produits (ça, c'est la touche Ducasse, l'ouverture d'esprit) et un toucher d'une incroyable délicatesse: homard rôti sur carapace, tête farcie aux tomates, girolles et queue de homard, copeaux de noisettes fraîches ou encore coffre de pigeon rôti et laqué au condiment miso épicé, cuisse confite glacée au jus… À chaque plat, on plonge dedans, intrigué, rarement déçu car il y a là une exigence et un rendu des saveurs axé sur les grands fondamentaux gastronomiques.

Mais encore

Le service. Au tout début, l'équipe était singulièrement guindée mais depuis, le succès et l'assurance aidant, cela s'est doucement décoincé avec une spontanéité, une fraîcheur rassurante. Parfois même, un second vient apporter son plat. C'est alors désarmant dans cette dimension pastorale, bucolique d'une cuisine offerte.

La clientèle. Beaucoup de foodies et de gastronomes rendant l'atmosphère studieuse et calme.

Faut-il y aller? Assurément.

Est-ce cher? À partir du 1er juillet, au déjeuner, formules à 45 euros et 78 euros. Dîner en deux versions: 90 et 110 euros. Pas donné, mais ça vaut franchement le coup.

Kei 5, rue du Coq-Héron, Ier. Tél.: 01 42 33 14 74. Tlj sf dim. et lun. Métro Les Halles, Louvre-Rivoli.


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Source LeFigaroscope /Par François Simon

Commentaires

Merci de nous faire découvrir des lieux gastronomique! Je ne savait pas ou aller diner c'est maintenant régler grâce a toi ^^

Marie.

Écrit par : caf | 28/06/2012

Les commentaires sont fermés.