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31/07/2012

MALADIES CARDIAQUES : LA MOITIE DES MORTS EVITABLES

 

 

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Une législation renforcée sur la production agro-alimentaire, la vente d'alcool et de tabac et la publicité de ces produits serait plus efficace que les messages de prévention, estiment des cardiologues européens.

 

En matière de prévention des maladies cardio-vasculaires, vaut-il mieux compter sur les prises de conscience individuelles ou sur l'intervention dirigiste des pouvoirs publics? Selon la Société européenne de cardiologie (ESC), la réponse ne fait aucun doute: c'est sur la classe politique que pèse la responsabilité de la santé des populations. Dans un article publié dans le European Journal of Preventive Cardiology, les cardiologues européens estiment anisi que l'on pourrait diminuer de moitié le nombre de décès liés aux maladies cardio-vasculaires en Europe si l'on imposait une série de mesures de grande ampleur.

Ces mesures passent d'abord par un encadrement plus strict de l'industrie agro-alimentaire, avec l'introduction de taxes sur les produits riches en sucre, graisses et sel, un trio redoutable pour le cœur et les artères.

De même, les industriels devraient être contraints de diminuer la part de ces éléments dans leurs produits. Parallèlement, des programmes de subventions seraient mis en place pour doper la consommation de fruits et légumes, un étiquetage nutritionnel clair serait rendu obligatoire et la publicité pour les produits de «junk food» encadrée. À titre de comparaison, par exemple, rien n'oblige aujourd'hui les industriels français à indiquer la quantité de sel que contiennent leurs produits. Rien ne les contraint non plus à limiter cette quantité ou celle d'acides gras saturés (les graisses responsables du cholestérol) qu'ils y mettent. Pour l'instant, regrettent les cardiologues de l'ESC, les pouvoirs publics européens se reposent essentiellement sur un comportement responsable des acteurs de l'industrie.

Les propositions des cardiologues visent également les autres grands facteurs de risques cardio-vasculaires que sont le tabac, l'alcool et l'activité physique. Ils préconisent ainsi de nouvelles taxes sur les cigarettes et l'alcool, une restriction des ventes de ces derniers, l'interdiction généralisée de la publicité sur le tabac (comme c'est déjà le cas en France), la régulation plus stricte de celle sur l'alcool (elle est interdite, dans l'Hexagone, à la télévision et au cinéma) ou encore un réaménagement de l'espace public pour favoriser les déplacements à pied et à vélo.

Toutes ces propositions ne manqueront pas de relancer le débat sur le champ d'intervention de l'État. Mais les perspectives avancées par les scientifiques sont d'autant plus alléchantes que les maladies cardio-vasculaires font 4,3 millions de morts en Europe et 147.000 en France chaque année.

EN SAVOIR PLUS:

» L'étiquetage nutritionnel

» L'activité physique contre les maladies cardio-vasculaires

LIRE AUSSI:

» Alimentation: comment réduire l'addition salée

» Infarctus: les femmes ne sont pas assez surveillées 

(source LeFigaro.fr// Vincent Delfau)

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