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06/08/2012

LE TRAVAIL JUGÉ COUPABLE DE L'ADDICTION A INTERNET

 

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  • Vous ne pouvez pas vous empêcher de consulter sans cesse vos emails ? Selon The Atlantic, cette addiction est en partie due à la nouvelle organisation du travail, où l'employé se doit d'être connecté, multitâche et mobilisable à tout moment.
     Décrocher. Se déconnecter. Couper le Wi-Fi et éteindre son téléphone pour redécouvrir les bienfaits de la «vraie vie». C'est, si l'on en croit le New York Times, la nouvelle philosophie préconisée par les patrons des plus grandes sociétés de la Silicon Valley. Ceux-là même qui grâce leurs alertes email ou leurs notifications Facebook ou Twitter, nous incitent à être toujours connectés, n'importe où et surtout n'importe quand.
    Doit-on blâmer la technologie s'il est aujourd'hui de moins en moins rare de voir des personnes le nez collé à leur smartphone alors qu'ils sont avec leurs amis ou conjoints? Ou si certains font de la présence de Wifi un critère de choix pour sélectionner un hôtel pour leurs vacances? Pour le journaliste de The Atlantic Alexis Madrigal, un autre accusé doit être appelé à la barre: le travail.
    Être joignable à tout moment par son employeur
    «Si nous passons autant de temps devant nos écrans, c'est parce que nous y sommes obligés», explique-t-il. Ce constat, qui s'applique plus aux personnes travaillant dans le secteur tertiaire, repose sur le fait qu'en temps de crise économique, mieux vaut être efficace et travailler plus que de raison pour conserver son poste. C'est ce qu'explique un article du site Mother Jones : «On vous demande de travailler plus et d'être multitâche sans vous augmenter, tandis que les profits de votre entreprise ne cessent de grimper. Voici le sale petit secret de la reprise économique ... qui ne conduit pas à une baisse du chômage».
    «Les appareils high-tech permettent aux employeurs de faire travailler leurs employés 24 heures sur 24 et sept jours sur sept», rappelle The Atlantic. Pour certains, le premier a avoir bouleversé les rapports patron-salarié est le BlackBerry, au début des années 2000. Sa fonction première était de permettre aux cadres supérieurs d'être alertés en temps réel de la réception d'un email professionnel. Et ce, même pendant leurs week-ends ou leurs vacances. La boîte de Pandore était ouverte, et son influence n'a cessé de grandir avec la démocratisation des smartphones et des tablettes.
    Néanmoins, The Atlantic affirme que ces dérives n'ont été possibles que «parce que notre étrange système culturel et politique le leur ont permis». L'auteur pointe ici du doigt l'absence aux Etats-Unis d'un cadre légal obligeant les entreprises à respecter une durée légale du travail et à octroyer des jours de congés, et la glorification de la réussite professionnelle. Mais même dans un pays bien plus vigilant sur le droit du travail, la difficulté à décrocher se fait ressentir.
    15% des Français consultent leurs emails professionnels en congé
    Un sondage Opinion Way pour le voyagiste Voyagermoinscher
    montre ainsi qu'un quart des Français ne prennent pas tous les congés auxquels ils ont le droit. Dans la majorité des cas (54%), le renoncement aux congés est dû à une surcharge de travail ; ce taux grimpe à 68% chez les CSP+. Mais même s'ils posent leurs jours de repos, 26% des Français déclarent travailler* pendant leurs vacances, soit par plaisir (20%), soit le plus souvent par obligation (33%). Et pour travailler, ils utilisent à 80% leur ordinateur portable, et à 33% leur smartphone.
    Cette difficulté à décrocher du travail est donc facilitée par les moyens de communication modernes. 15% des sondés consultent ainsi leurs emails professionnels pendant leurs congés (25% chez les CSP+), grâce notamment à leurs smartphones (49%). Ils sont également 21% à répondre systématiquement à un coup de téléphone professionnel, tandis que 32% ne répondent «uniquement qu'à certaines personnes» ou s'ils «savent que c'est important». Ces taux sont une fois de plus plus importants chez les CSP+ (respectivement 24% et 37%). Pour The Atlantic, de tels comportements ne sont pas le fruit d'une quelconque addiction à Internet, mais le symptôme d'une certaine relation au travail. Il faudra donc plus que simplement se «déconnecter» pour voir ce phénomène disparaître.
    * Se tenir au courant de l'évolution de son secteur entre dans la définition du travail dans ce sondage.
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    (source LeFigaro.fr // Par Chloé Woitier)

 

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