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20/08/2012

DIABETE : LA PRATIQUE DES HALTERES EN REDUIT LE RISQUE

 

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De simples efforts de musculation sont efficaces pour tenter d'éviter la maladie, selon une étude américaine.

 

Les petits haltères, une arme de poids pour réduire son risque de devenir diabétique. Une étude américaine vient de montrer que faire deux heures et demie d'haltères chaque semaine réduisait d'un tiers le risque de développer un diabète de type 2 (non insulinodépendant).

C'est la première fois que l'on démontre un tel bénéfice avec de simples efforts de résistance (musculation), alors que cela est prouvé depuis plusieurs années pour des efforts d'endurance (aérobie) tels que la marche à pied, le jogging, la natation, le cyclisme ou le golf. Des activités souvent jugées trop contraignantes sur la durée.

Avec la musculation, il y a même un «effet dose»: les bienfaits augmentent avec la durée de l'exercice régulier. Ainsi le risque de diabète est réduit de 12 % avec moins d'une heure hebdomadaire, de 25 % entre une heure et deux heures et demie et de 34 % au-delà de deux heures et demie. De plus, ce bénéfice vient s'ajouter à celui d'autres activités éventuelles d'endurance.

«La masse musculaire est un gros consommateur de sucre, explique le Dr Béatrice Carpentier, diabétologue à Grenoble. Une activité régulière“dérouille” l'organisme, qui reprend des capacités à brûler le sucre plus facilement.» D'ailleurs, on recommande l'activité physique aux diabétiques depuis longtemps et certaines mutuelles s'interrogent (enfin?) sur l'opportunité de rembourser l'inscription de leurs adhérents aux clubs ou salles de sport.

L'originalité de l'étude publiée sur le site Internet des Archives of Internal Medicine, la semaine dernière, est d'avoir observé ce qui se passait pour 32.000 Américains âgés de 40 à 75 ans qui n'étaient pas diabétiques au départ de l'étude en 1990. C'est en comparant ceux qui n'avaient pas déclaré la maladie avec les 2.278 devenus diabétiques que les chercheurs de Harvard et leurs collègues danois et norvégiens ont pu mettre en évidence les bienfaits des haltères.

Adapter les exercices à chaque patient

Un si grand bénéfice pour une si petite activité? «Ce n'est pas étonnant. Le simple fait de faire du repassage peut provoquer une hypoglycémie, explique le Dr Carpentier, qui prône l'approche individualisée. La durée et l'intensité de l'effort sont des paramètres importants, mais il faut surtout adapter les exercices à chaque patient selon ses capacités.»

Autre bonne nouvelle, pour les diabétiques cette fois, la confirmation que toute activité, même modérée, diminue la mortalité. Dans le même numéro en ligne des Archives of Internal Medicine, l'étude européenne European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (Epic) montre en effet que les diabétiques qui ont une activité physique modérée réduisent de 38 % leur risque de mourir par rapport aux sédentaires (inactifs).

L'étude Epic vient appuyer la méta-analyse d'une série de grandes études, d'ailleurs colligées par la revue américaine, qui toutes confirment l'intérêt de l'activité physique pour les diabétiques: «Même ceux qui n'ont qu'une quantité modérée d'activité bénéficient d'une diminution appréciable de leur risque de mourir précocement par comparaison aux inactifs», concluent les chercheurs.

Dans l'éditorial qui accompagne la publication de ces deux articles, le Dr Mitchell Katz, directeur du département de santé de Los Angeles, invite ses confrères à accorder plus d'attention à l'activité physique: «Certains pourraient se demander si c'est bien le rôle d'un médecin de faire une prescription détaillée d'activité physique. Bonne question, étant donné tout ce que nous essayons de faire en quinze minutes de consultation. Mais, après avoir lu cette méta-analyse, je dois noter que, même si je n'ai pas de solution à proposer, rien n'est susceptible d'atteindre une réduction de mortalité de 38 % dans le temps que je vais passer à tenter de décider si je vais augmenter la posologie ou ajouter un nouveau médicament au traitement d'un patient ayant un diabète de type 2.»

EN SAVOIR PLUS:

» Comment vivre avec un diabète de type 2?

LIRE AUSSI:

» Un décès sur 10 est dû au manque d'exercice physique

» Diabète: pour un traitement personnalisé 

(Source LeFigaro.fr // Par damien Mascret)

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