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23/08/2012

MIGRAINES : UN TRAITEMENT DE FOND REDUIT LEUR FREQUENCE

 

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Il existe des critères pour estimer à partir de quelle gêne un traitement de fond se justifie.

 

Comme dans l'asthme, on distingue contre la migraine le traitement de la crise et le traitement de fond. Le traitement de la crise, encore appelé traitement symptomatique, vise à endiguer la douleur. Le traitement de fond doit se prendre tous les jours, même en dehors des crises migraineuses, dans le but d'en réduire la fréquence de survenue, mais aussi l'intensité et la durée si ces crises se produisent tout de même.

«Le risque est de se servir du traitement de la crise comme d'un traitement de fond », met en garde le Dr Alain Serrie, de l'hôpital Lariboisière (Paris), auteur de Vaincre la douleur (Michel Lafon). Car on risque alors de déclencher une autre maladie appelée céphalée chronique quotidienne, avec des maux de tête qui se reproduisent au moins quinze jours par mois. Cette fois, ce sont les abus du traitement qui, paradoxalement, entretiennent les douleurs.

Il existe des critères pour estimer à partir de quelle gêne un traitement de fond se justifie, soit si les crises sont trop fréquentes, trop intenses, perturbant la vie quotidienne ou répondant mal au traitement symptomatique. Pour permettre au médecin d'ajuster au mieux le traitement, «il faut tenir un agenda de ses migraines en notant la fréquence, l'intensité, le traitement pris et son efficacité ou pas», détaille le Dr Serrie.

À côté des autres traitements, les triptans, cette famille de médicaments qui contrecarrent la dilatation douloureuse des vaisseaux cérébraux, ont révolutionné la prise en charge de la crise de migraine dans les années 1990 mais ils ne sont pas toujours bien pris. Ainsi les patients qui ont des crises avec aura (symptômes visuels, fourmillements, etc.) ont-ils une période de une ou deux heures avant que n'apparaisse la douleur. «Pendant cette période, il ne faut pas prendre de triptans car cela renforcerait le caractère pulsatif lorsque l'orage va commencer», explique le spécialiste. En revanche, quand la douleur apparaît, les triptans sont envisageables. Du moins si les anti-inflammatoires ou antalgiques habituels n'ont pas suffi à réduire la douleur dans les deux heures qui suivent leur prise, et à condition de ne pas en abuser.

Les approches complémentaires du traitement médicamenteux (hypnose, relaxation…) ont fait leurs preuves contre la migraine, aussi ne faut-il pas les négliger. Les travaux publiés dans la revue Brain en confirment la pertinence.

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(Source LeFigaro.fr //Par Damien Mascret)

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