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06/09/2012

L'INFARCTUS EN FRANCE , MOINS MORTEL QU'IL Y A QUINZE ANS

 

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En 2010, on mourrait deux fois moins qu'en 1995 en cas d'infarctus du myocarde mais l'accident survient à des âges plus précoces qu'avant, et concerne de plus en plus de femmes.

 

Alors qu'une femme sur dix qui faisait un infarctus en 1995 avait moins de 60 ans, elles représentent désormais une victime sur quatre. Dix pour cent d'entre elles ont même moins de 50 ans. Certes les femmes n'ont pas encore rejoint les hommes, chez qui la moitié des infarctus se produisent avant 60 ans, mais la progression n'en est pas moins spectaculaire. C'est ce que révèle une étude française publiée le 27 août dans le Journal of the American Medical Association, basée sur des registres de la Société française de cardiologie.

Ces registres colligent, tous les cinq ans depuis 1995, tous les cas d'infarctus du myocarde (de type STEMI, c'est-à-dire avec obstruction totale de l'artère) hospitalisés au cours d'un mois donné dans une unité cardiologique ou un service de soins intensifs (plus des deux tiers de ces centres participent aux enquêtes). «Il faut ajouter, selon le Dr Pierre Aubry, cardiologue interventionnel à l'hôpital Bichat, à Paris, et au Centre hospitalier de Gonesse (Val-d'Oise), le fait que les douleurs thoraciques survenant chez une femme étaient autrefois souvent sous-estimées».

Tous les médecins ont en effet appris la règle selon laquelle une femme est «protégée par ses hormones» tant que son système cardiovasculaire baigne dans les œstrogènes. Autrement dit qu'elle est à faible risque cardiovasculaire jusqu'à la ménopause. Mais le tabac a complètement changé la donne.

L'impact négatif du cocktail pilule et tabac pour les femmes

Pour qu'une artère du cœur se bouche, il faut la conjonction de deux phénomènes: une lésion de la paroi de l'artère et la formation d'un caillot. C'est là que l'âge intervient. Chez les seniors, les lésions sont souvent importantes, surtout lorsque le système vasculaire a été longtemps malmené (tabac, diabète, hypercholestérolémie, hypertension artérielle…), et les thromboses sont favorisées, ce qui explique que plus de la moitié des infarctus surviennent chez des personnes de plus de 75 ans. Chez les moins de soixante ans, en revanche, ce n'est généralement pas la lésion qui est majeure mais l'obstruction par un caillot.

Que vient faire le tabac ici? En fait, le risque de faire un caillot s'accroit avec le tabac…et avec la pilule: «Ce sur-risque est dû à l'action délétère du tabac sur la paroi vasculaire et sur l'agrégation des plaquettes sanguines ainsi qu'à l'augmentation de la coagulabilité du sang par la contraception oestro-progestative», explique le Pr André Vacheron, cardiologue et président honoraire de l'Académie nationale de médecine. En clair, pour une femme, surtout après 35 ans, fumer n'est pas bon pour le cœur, mais fumer et prendre la pilule augmente encore les risques.

Des patients plus jeunes

L'augmentation des infarctus chez les femmes jeunes est la mauvaise nouvelle de ces quinze dernières années mais les autres nouvelles du front cardiologique sont plutôt bonnes. La mortalité de l'infarctus, jusqu'au 30e jour qui suit, est en effet passée de 13,7% en 1995 à 4,4% en 2010. On pense parfois que le cap des 48 premières heures est le plus délicat mais, en réalité, on compte deux fois plus de décès entre le 3e et le 30e jour qui suivent l'infarctus que dans les deux premiers jours. Toutefois, cette mortalité «retardée» est aussi en baisse: de 10% en 1995 à 3% en 2010.

Ces bons résultats résultent de l'âge plus jeunes des patients (plus on est jeune, moins le système cardiovasculaire est abîmé) mais aussi, en partie, de la prise de conscience des patients eux-mêmes: meilleure hygiène de vie chez les seniors et sensibilisation à l'alerte rapide. Grâce aux campagnes d'information menées depuis dix, le délai entre les premiers symptômes et l'hospitalisation est passé de 4 heures à moins de 3 heures. surtout, un nombre croissant de malades arrivent à l'hôpital moins d'une heure et demie après l'infarctus. Un point crucial car, en théorie, on ne dispose que de cette fenêtre de 90 minutes à partir des débuts des symptômes d'infarctus pour pouvoir déboucher l'artère par angioplastie (geste de cardiologie interventionnelle consistant à dilater l'artère obstruée)!

Ainsi, à l'hôpital, les trois quarts des patients bénéficient désormais d'une reperfusion en cas d'infarctus, 61% par angioplastie et 14% par une destruction médicamenteuse du caillot (fibrinolyse). En 1990, ce n'était le cas que pour la moitié des malades. Un progrès qui concerne aussi les patients de plus de 75 ans, lesquels représentent toujours la moitié des infarctus recensés: alors que seuls 5% d'entre eux bénéficiaient d'une reperfusion en 1995, ils sont aujourd'hui 54%.

EN SAVOIR PLUS:

» Quels sont les signes de l'infarctus du myocarde?

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(source LeFigaro.fr //Par damien Mascret)

 

A BOULOGNE-BILLANCOURT - ILE SEGUIN

pav_renault_home.jpgOuvert au public à la rentrée, le pavillon sur l’île Seguin est dédié à l’histoire, au présent et à l’avenir de ce territoire. Il permet de suivre à la fois la construction de ce nouveau quartier sur les ex-terrains Renault et de plonger dans l’histoire de l’île, du Moyen Âge à nos jours. Sous l’impulsion et la coordination de la Ville et de la SAEM Val de Seine Aménagement, la création du pavillon a réuni de nombreux acteurs et passionnés de l’île Seguin et du Trapèze.

Inauguration du Pavillon de mémoire et d’information sur l’Ile Seguin par Pierre-Christophe Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt et Président de la Communauté d’Agglomération Grand Paris Seine Ouest et Mouna Sepehri, Directeur délégué à la Présidence de Renault lundi 10 septembre à 18h.

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