UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/09/2012

HYPERTENSION ARTERIELLE : COMMENT BIEN LA NORMALISER ? UNE "REMISE MERITEE" A CHRISTINE DELOFFRE ,PAR PIERRE-CHRISTOPHE BAGUET

Prisedetension.jpeg

La moitié des hypertendus sous traitement ne sont pas contrôlés en France.

 

Aujourd'hui, 80 % des Français diagnostiqués hypertendus sont sous traitement. Ce pourcentage cache une réalité préoccupante: «De 30 à 40 % des hypertendus ne se savent pas hypertendus, et la moitié de ceux qui sont traités n'ont pas une tension bien normalisée», constate le Pr Faiez Zannad, cardiologue (CHU de Nancy). La marge de progrès est donc forte pour atteindre l'objectif fixé par les sociétés savantes de 70 % d'hypertendus contrôlés en 2015. La tension artérielle est définie comme trop élevée au-delà de 140/90 mm de Hg. Ces deux chiffres expriment la pression exercée par le sang sur les parois des artères: le plus élevé quand le cœur se contracte et éjecte le sang (PA systolique), le plus faible quand il se relâche et se remplit (PA diastolique).

L'hypertension est d'autant plus redoutable qu'elle ne donne pas de symptômes, ou très tard. Vertiges, maux de tête, bourdonnements à l'oreille, essoufflements à l'effort, voire palpitation à l'effort n'apparaissent que lorsque la pression artérielle est déjà très élevée. Or, «la mortalité cardio-vasculaire double pour chaque augmentation de 20/10 mmHg de la PAS/PAD», rappelle Jean-Jacques Mourad, cardiologue (Bobigny). La pression altère les artères, accélère leur vieillissement, s'attaque au cœur, aux reins et au cerveau.

Risque d'attaque cérébrale

L'hypertension est particulièrement délétère pour le cerveau. Elle est le principal facteur de risque d'attaque cérébrale et provoque des microlésions vasculaires responsables, à terme, de la démence sénile. «La moitié des démences chez les plus de 80 ans est liée à l'hypertension», souligne le Dr Bernard Vaisse, président du comité français de lutte contre l'hypertension. Or, seul le contrôle de l'hypertension peut protéger les méninges. Et cette prise en charge doit se faire le plus tôt possible. «À 55  ans, une hypertension non traitée diminue l'espérance de vie de sept ans et allonge de deux ans la vie avec un handicap lié à un infarctus du myocarde, une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque, une démence…», rappelle Jean-Jacques Mourad.

Pour les spécialistes, être sous le seuil de 140/90 n'est pas discutable (de 135/85 mmHg en automesure). Pour y parvenir, les règles hygiéno-diététiques se combinent aux traitements médicamenteux. «Diminuer la consommation de sel, d'alcool, perdre du poids, faire de l'exercice… C'est aussi important que prendre un médicament», insiste Faiez Zannad. Même si modifier son mode de vie n'est pas toujours facile, tout comme de prendre un médicament tous les jours pendant des années alors qu'on ne se sent pas malade. C'est pourquoi les hypertendus ne sont pas toujours très observants. «Il faut donner du sens à la prescription d'un médicament de prévention, reconnaît Jean-Jacques Mourad. Il faut réussir à ritualiser la prise, à heure fixe, pour qu'il ne soit pas oublié», surenchérit Bernard Vaisse. La tolérance des médicaments est également primordiale. «Nous devons écouter les patients au sujet des effets secondaires. Leur qualité de vie doit être respectée afin qu'ils acceptent les traitements», insiste le Pr Claire Mounier-Vehier, vice-présidente de la Fédération française de cardiologie. Le médecin a le choix entre cinq familles de médicaments: les diurétiques, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) et les sartans. La prescription est individualisée en fonction du profil de chaque patient, des facteurs de risque associés. En cas de non-contrôle tensionnel ultérieur, une association de molécules est possible.

Les Français ne sont pas les seuls responsables de leur mauvais contrôle tensionnel. Les spécialistes de l'hypertension pointent du doigt l'inertie des médecins français. «Plus le nombre de maladies à prendre en charge au cours de la consultation est élevé, moins le médecin cherchera à adapter le traitement antihypertenseur», constate le Dr Guillaume Bobrie, spécialiste de l'hypertension à l'Hôpital européen Georges-Pompidou. Or, bien souvent, l'hypertension n'est pas isolée, elle s'accompagne d'autres facteurs de risques comme le diabète et le cholestérol. «Selon les premières données de l'enquête flash 2012, 40 % des hypertendus ont un cholestérol trop élevé et de 15 à 20 % sont diabétiques», dévoile le Dr Benard Vaisse au Figaro.

EN SAVOIR PLUS:

» L'hypertension artérielle

» Les démences vasculaires

LIRE AUSSI:

» Hypertension artérielle: trop de patients s'ignorent encore

» Hypertension: les bienfaits de l'activité physique

» Hypertension artérielle: quel risque? 

(source leFigaro.fr Par Anne Prigent)

Et à Boulogne-Billancourt Pierre-Christophe Baguet remettait ,ce mercredi 19 septembre, les insignes de l'Ordre National du Mérite à Christine Deloffre

P1090531.JPG

P1090541.JPG


Les commentaires sont fermés.