UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/10/2012

IDEES FAUSSES SUR LES CAUSES DU CANCER


cigaretteimages.jpeg


Le risque lié au mode de vie est moins pris au sérieux que l'origine génétique. À tort.

 

Avoir des sous-vêtements serrés donne le cancer? Le téléphone portable aussi? Manger des OGM? Et les prothèses mammaires? Beaucoup d'Européens sont persuadés que ces activités provoquent une augmentation du risque de cancer, sans que la démonstration en ait jamais été faite. En revanche, ils minimisent complètement l'impact de l'alcool, de l'obésité et du soleil dans la genèse des tumeurs malignes. C'est ce que révèle une enquête menée en Irlande et présentée dimanche 30 septembre à Vienne au congrès de la Société européenne d'oncologie médicale. Pour prévenir le cancer, tant que faire se peut, encore faut-il bien en connaître les facteurs de risque. Beaucoup d'idées fausses sur le sujet circulent en Europe, ce que confirment plusieurs études présentées lors de ce congrès à Vienne.

Tabac, sédentarité, alimentation

«Une large partie de la population d'Europe n'aime pas particulièrement l'idée de la responsabilité individuelle dans la prévention du cancer, car cela signifie aussi changer ses habitudes et son mode de vie. Ils préfèrent blâmer la génétique ou la société», affirme le professeur Hans-Jorg Senn (Suisse), président de la chaire de prévention du cancer de la Société européenne d'oncologie. Pourtant, faire prendre conscience aux Européens de l'importance de la prévention primaire du cancer reste un énorme défi à relever pour l'avenir. L'origine de tous les cancers est loin d'être établie. Mais le rôle du tabac est clair dans 85 % des cancers du poumon, et aussi dans ceux de la vessie. Celui de l'alcool est largement établi pour un bon pourcentage de tumeurs de la gorge et de l'œsophage. L'impact de l'obésité et de la sédentarité a un impact important sur les cancers du sein, de la prostate, du côlon…

Ainsi dans l'enquête menée en Irlande, 90 % des personnes interrogées estiment que les facteurs génétiques jouent un rôle important dans l'apparition d'un cancer. «Une grande partie de la population surestime la part du cancer attribuable à la génétique, déplore Derek Power, oncologue à l'hôpital universitaire Mercy et Cork, Irlande, et coauteur de l'étude. Beaucoup de mythes autour du cancer sont toujours très populaires. Par exemple, nombreuses sont les personnes interrogées qui pensent qu'une prothèse mammaire, l'utilisation d'aérosols (déodorants par exemple, NDLR), le fait de porter des sous-vêtements trop serrés, les téléphones portables et les OGM, sont des facteurs de risque majeurs de cancer.» L'enquête portait sur 750 personnes dont 126 étaient des professionnels de santé (infirmières, aides-soignants). «Il faut faire des campagnes d'information pour faire comprendre que le régime alimentaire, le mode de vie, l'alcool et le tabac ont un impact sur 90 % à 95 % des cancers, ajoute Derek Power. Seulement 5 à 8 % des cancers ont une origine génétique.»

Quelle quantité d'alcool?

Pour l'alcool, 42 % des personnes interrogées (46 % des professionnels de santé) sont conscientes qu'il s'agit d'un facteur de risque. Une majorité estime cependant que certaines boissons sont plus dangereuses que d'autres et 39 % sont persuadés que le vin a un effet protecteur! C'est dire si les messages en santé publique sont mal compris, car ce qui compte, c'est la quantité d'alcool absorbée. Par ailleurs, le vin rouge - et seulement à très faibles doses - est crédité d'un effet protecteur, mais uniquement sur le risque cardio-vasculaire. À doses égales, c'est un facteur de risque de cancer similaire aux autres types d'alcool. Il n'y aurait pas de seuil au-dessous duquel, l'alcool est sans danger, même si le risque augmente avec la quantité.

L'enquête a aussi porté sur la manière de réduire le risque. Dans cet objectif, 27 % des personnes interrogées répondent par un régime «détox», 64 % sont persuadés que manger bio est un facteur protecteur. «Les chercheurs n'ont jamais démontré que ces stratégies étaient efficaces, leur répond le docteur Derek. Il faut trouver des nouvelles méthodes de communication pour mieux faire connaître les stratégies vraiment efficaces de réduction du risque de cancer.»

LIRE AUSSI:

» Londres prévoit une chute du taux de mortalité par cancer

» Jusqu'à quel âge doit-on se faire dépister un cancer?

» Cancer: les idées fausses s'enracinent

» L'intérêt des nouvelles armes contre le cancer se confirme 

 

(source LeFigaro.fr//Par Martine Perez)



Le BBI d'octobre est en ligne

ImageL'événement : Exposition 1945-1965 : le temps des reconstructions... Des reportages : Education : une rentrée scolaire réussie, Les journées de sensibilisation au handicap, Cancer du sein : faites vous dépister, Les clés pour mieux comprendre l'urbanisme, La vidéo protection, Stéphane Tardieu : un champion exemplaire...   Et toujours : l’actualité des quartiers, la tribune, entreprendre, notre ville, grand angle, mémoire vive... Bonne lecture ! 

> Pour consulter le BBI d'octobre  (consultable sur Ipad), 
cliquez-ici
> Pour consulter l'agenda culturel KIOSK d'octobre (consultable sur Ipad), cliquez-ici 
> Pour consulter le magazine culturel BBI Cultures (consultable sur Ipad), cliquez ici

Les commentaires sont fermés.