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05/03/2013

LE FROID EST IL RESPONSABLE DU PIC D'INFARCTUS L'HIVER ?

 

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Chaque hiver s'accompagne d'une hausse des décès par crise cardiaque, mais les basses températures pourraient ne pas être seules en cause, selon une nouvelle étude.

 

Les recherches médicales ont montré de longue date que le nombre d'accidents cardiaques augmente en hiver. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les températures froides ne seraient pas seules responsables de cette tendance, selon deux chercheurs américains qui ont présenté leurs travaux lors de la conférence de l'Association américaine des maladies cardiaques (American Heart Association) début novembre.

Les deux médecins, le Dr Bryan Schwartz, de l'université de Californie du Sud, et le Dr Robert Kloner, du Good Samaritan Hospital à Los Angeles, reconnaissent un impact du froid sur le risque de crise cardiaque car les basses températures provoquent un rétrécissement des artères, augmentent la pression sanguine et soumettent le cœur à davantage d'efforts. Mais les scientifiques ont eu la surprise de constater que le pic d'infarctus en hiver se retrouvait dans des proportions identiques sous des climats rudes comme sous des climats plus cléments.

Moins de soleil et de sport

Ils ont pour cela comparé les certificats de décès enregistrés entre 2005 et 2008 dans des régions chaudes situées du sud des États-Unis (le Texas, l'Arizona, la Géorgie) à ceux de zones tempérées (Los Angeles, l'État de Washington) et d'autres au froid rigoureux situées plus au nord (la Pennsylvanie, le Massachusetts). Leurs travaux ont révélé une hausse des crises cardiaques de 18% en hiver par rapport à la moyenne annuelle, quel que soit le lieu étudié. De même, une baisse de 10% était observée partout en été. Plus frappant encore, le passage du pic hivernal au creux estival suivait le même rythme, dans toutes les régions observées.

Les chercheurs ont avancé plusieurs raisons pour expliquer cette variabilité saisonnière. Elle pourrait être liée à la circulation des virus respiratoires hivernaux, comme la grippe, qui favorisent les infarctus. Autre facteur de risque invoqué: une plus faible production de vitamine D liée à une moindre exposition au soleil car les jours raccourcissent. Or des études ont montré l'effet protecteur contre les maladies cardiaques de cette vitamine synthétisée lorsque la peau est exposée au soleil. Enfin, l'hiver est une période où l'on a tendance à faire moins d'exercice et à adopter un régime alimentaire plus gras, autant de mauvaises habitudes qui pénalisent la bonne santé cardiaque.

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(Source LeFigaro.fr Par Pauline Fréour )

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