UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/03/2013

ACNÉ (Suite) : DES STRATEGIES POUR EN ATTÉNUER LES CICATRICES

acne.jpg

 

Il est recommandé de consulter rapidement pour ne pas laisser la maladie s'installer et laisser des traces permanentes.

 

Ne pas toucher aux boutons d'acné, c'est déjà limiter les risques de cicatrices. À défaut, il vaut mieux agir en amont, surtout lorsque l'acné risque d'être sévère: soit parce que l'un de ses parents avait déjà rencontré ce type de problème (le facteur familial joue). Soit parce que l'acné a débuté très tôt, dès l'âge de 9 ou 10 ans et donc avant la puberté. Soit enfin parce que l'on prend un traitement médical connu pour provoquer des acnés sévères: «C'est notamment le cas de certaines thérapies ciblées utilisées en cancérologie. Elles provoquent des acnés si importantes que certains malades refusent de les poursuivre en dépit de leurs bons résultats sur la tumeur. C'est d'autant plus dommage qu'une prise en charge dermatologique en parallèle - avec une prescription de cyclines et des soins locaux - aurait permis d'éviter d'en arriver là», souligne le Pr Christophe Bedane (CHRU Limoges). Les autres traitements susceptibles d'aggraver une acné sont ceux à base de lithium, les dérivés de la vitamine B, certains traitements de la maladie de Parkinson et de l'épilepsie, ainsi qu'une corticothérapie générale. Des soins d'hygiène de base sont alors indispensables et si une acné se manifeste, il faut très vite consulter pour ne pas la laisser s'installer, s'aggraver et former des cicatrices.

Thérapies non remboursées

 

 

Acné de l'adulte en cours de traitement. Crédits photo :

 

Car une fois les cicatrices formées, cela se complique. «Les peaux les plus pigmentées sont particulièrement difficiles à traiter», note le Dr Nicole Auffret (hôpital Necker) qui déplore par ailleurs, le manque de grandes études pour comparer les différentes méthodes entre elles. «Première solution: l'excision par punch. Elle consiste à enfoncer, tout en le tournant, un petit cercle métallique de 2-3 millimètres de diamètre pour pouvoir ensuite relever la cicatrice avec une pince et la maintenir dans cette position à l'aide d'un sparadrap, le temps que la peau cicatrise. On se retrouve alors avec une marque de cicatrice, mais il n'y a plus de creux comme avant. Dans un second temps, le dermatologue peut utiliser les lasers de Surfacing, sous anesthésie locale, soit ablatifs (au CO2 ou à l'erbium), soit non ablatifs en cas de traitement très superficiel (laser Fraxel®). Selon l'importance du relissage, la peau suinte pendant quelques jours et peut rester rosée pendant quelque temps. Les résultats sont satisfaisants, mais il existe un petit risque de pigmentation. On obtient de meilleurs résultats en tout cas qu'avec certains peelings: trop superficiels, ils sont inefficaces. Et trop profonds, ils comportent un risque de survenue de nouvelles cicatrices», poursuit le Pr Dreno.

Seul le peeling moyen à l'acide trichloracétique (TCA) donne des résultats intéressants lorsque les cicatrices ne sont pas trop profondes. Réalisé sous anesthésie locale pour limiter la sensation de brûlure et sous couvert d'une crème cicatrisante en fin de séance, il entraîne une desquamation de la peau, laissant apparaître un épiderme neuf et rosé sous une huitaine de jours (durant ce laps de temps, il ne faut pas compter sortir). De quoi repartir avec un visage moins marqué, ce qui est souvent suffisant pour se sentir mieux dans sa tête. Seul bémol: ces différentes thérapies relevant de la médecine esthétique, aucune n'est remboursée…

EN SAVOIR PLUS:

» Acné: quel traitement local?

» Acné: quel traitement général?

LIRE AUSSI:

» Toutes les solutions contre l'acné

» Faut-il encourager les jeunes à traiter leur acné?

(sourec LeFigaro.fr // Par Nathalie Szapiro-Manoukian)

Les commentaires sont fermés.