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26/04/2013

LUNETTES : UFC QUE CHOISIR VEUT MOINS D'OPTICIENS POUR FAIRE BAISSER LES PRIX

 

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Les Français paient leurs lunettes plus cher que leurs voisins. Quand les Allemands et les Italiens y consacrent en moyenne 51 euros par an, ils dépensent 75 euros. Au final, le coût moyen d'une paire de lunettes dans l'Hexagone atteint 470 euros TTC. En cause, les opticiens, qui s'arrogent des marges trop généreuses, dénonce l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

Les magasins d'optique revendent en moyenne 393 euros hors taxes un équipement qui leur a coûté 118 euros. Cela leur procure une marge de 275 euros, très largement supportée par le consommateur. Ce dernier finance 44 % de ses lunettes en moyenne, et même «94 % s'il n'a pas de complémentaire santé».

Les opticiens n'empochent certes pas toute cette marge. Elle sert aussi à financer leurs charges fixes (loyers, salaires…) et leurs dépenses de marketing, qui atteignent 200 euros par paire de lunettes, souligne l'UFC. L'association remarque ainsi que la politique de la deuxième paire «offerte», appréciée des consommateurs, leur coûte en réalité très cher.

Cette forte rentabilité des points de vente a permis leur prolifération. Depuis 2000, le nombre de magasins d'optique a bondi de 47 %, bien au-delà des besoins de la population, qui n'ont augmenté que de 13 %, affirme l'UFC. Parallèlement, le nombre de paires de lunettes vendues par magasin est tombé à 2,8 par jour… sans pénaliser leur rentabilité.

Paradoxalement, cette prolifération de vendeurs n'a pas créé de concurrence et n'a donc pas fait baisser les prix. Entre le manque de transparence sur les produits et l'absence de régulation publique, les consommateurs n'ont pas les moyens d'agir sur les prix, observe l'UFC.

Mutuelles responsables

Ils ne sont d'ailleurs pas aidés par les mutuelles. Le patron du réseau Alain Afflelou juge ainsi que les remboursements des complémentaires santé «poussent à la consommation» de lunettes plus chères. Une affirmation récusée par les mutuelles, qui se voient plutôt en victimes. Ce sont «les opticiens qui disent “Combien vous rembourse votre mutuelle?” et qui vont au maximum», affirme la Mutualité française.

Les Français peuvent-ils au moins s'attendre à un meilleur service? Même pas, souligne l'association, qui pointe un classement de satisfaction des consommateurs européens désastreux pour les opticiens de l'Hexagone.

Selon l'UFC-Que choisir, la solution passe par un développement des réseaux de soins des mutuelles, et un encadrement de ces réseaux. Cela permettrait de négocier des baisses de tarifs. À moyen terme, cette politique aura pour conséquence de faire disparaître une partie des magasins, pronostique Alain Bazot, président d'UFC-Que choisir. Il faut mettre fin à cette «gabegie», souligne-t-il, alors que les lunettes sont, derrière les problèmes dentaires, «la seconde cause de renoncement aux soins».

Cette approche est contestée par Philippe Peyrard, des opticiens Atol, pour qui les prix français s'expliquent par «une meilleure qualité de verres et de service». L'UFC n'est pas seule à se pencher sur ce sujet. Marc Simoncini, le fondateur de Meetic converti à l'optique en ligne, a dénoncé fin mars dans Le Figaro les pratiques anticoncurrentielles du fabricant de verres Essilor et des opticiens. Et l'Autorité de la concurrence instruit un dossier sur le prix des montures.

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(source LeFigaro.fr / Armelle Bohineust)

 

 

 

 

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