UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/05/2013

LA VOITURE , RESTE ENCORE INDISPENSABLE AUX FRANÇAIS

Embouteillage-dans-Athenes.jpg


Selon une étude de l'Insee, 18 millions d'entre eux l'utilisent chaque jour pour se rendre au travail. Une dépendance accentuée par le départ des familles des centres-villes vers les zones périurbaines.

 

À la recherche de verdure, d'espace, de calme et d'un prix au m2 plus abordable, de plus en plus de familles font le grand saut. Elles quittent les centres-villes et s'installent en périphérie. «Les ménages ont tendance à résider davantage en périphérie des agglomérations pour trouver des logements plus spacieux et moins onéreux», confirme François Clanché, chef du département de la démographie à l'Insee.

Apparu dès les années 1970, ce phénomène continue aujourd'hui son inexorable progression concentrique autour des agglomérations phares. Les premières habitations aux portes des villes, devenues depuis fort coûteuses, sont déjà occupées par d'anciens citadins précurseurs et l'exode propulse les familles toujours plus loin. Le monde urbain s'étend, s'étire avec d'un côté des habitations de plus en plus reculées et de l'autre des emplois confinés dans les villes. Un schéma que veut aujourd'hui combattre l'État, le ministère de l'Écologie en tête. Car ce mode de vie est, selon de multiples études, aussi pollueur qu'onéreux.

Les distances parcourues par les actifs sont de plus en plus grandes

On étire des réseaux et des câbles jusqu'à ces pavillons qui fleurissent au milieu des champs et que l'on baptise périurbain, on revêt de bitume des sols devenant dangereusement imperméables, et la voiture, sur laquelle on crie désormais haro, est plus que jamais reine de l'espace et les bouchons vont bon train. D'après une étude récente réalisée par TomTom - fabricant de systèmes de navigation GPS - Marseille arrive en tête du classement des villes les plus embouteillées suivie de Paris, Toulouse puis de Bordeaux et Lyon.

Or ces routes saturées - véritable cauchemar des automobilistes coincés sur la route - ont encore de beaux jours devant elles. Selon les dernières estimations de l'Insee, les trois quart des actifs (73 %) se rendent à leur travail en voiture, soit 18 millions de personnes! Donnée aggravante confirmée par l'institut: les distances parcourues par ces actifs sont de plus en plus grandes. «L'étalement urbain augmente les distances domicile-travail et l'utilisation de la voiture», avait souligné le chercheur Thomas Le Jeannic dans une étude publiée l'an passée par le commissariat général au développement durable (CGDD). Et cerise sur le gâteau: dans ces aires urbaines perdues au milieu des champs où le transport en commun est absent, monsieur a forcément sa voiture et madame aussi.

Un Français moyen émet 40 kg de polluants divers chaque année pour se déplacer en voiture

Or, on le sait, ce mode de transport fait des ravages sur notre santé comme le souligne une littérature scientifique particulièrement dense dans ce domaine. «Pour se déplacer en voiture, un Français moyen parcourt 15.000 km par an et émet 40 kg de polluants divers», souligne ainsi l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Autre donnée à méditer: en 2005, on estimait qu'en France près de 42.000 décès étaient dus à la pollution de l'air par les particules fines émises notamment les véhicules Diesel.

Du coup, sous la plume des chercheurs, le visage de deux France se dessine, avec d'un côté les vertueux non pollueurs vivant dans les centres-villes, et de l'autre ces périurbains, greffés sans cesse à leur volant, et qui noircissent nos poumons.

«Les habitants des villes-centres de pôles urbains émettent une quantité relativement faible de CO2», constate ainsi Thomas Le Jeannic avant de poursuivre. «Les ménages périurbains, vivant plus souvent en maisons individuelles, peuvent plus facilement s'équiper en voiture et tendent à détenir une voiture par adulte. Les actifs périurbains émettent ainsi individuellement nettement plus de CO2, que les autres, en particulier dans l'aire parisienne.» L'auteur de l'étude, dresse d'ailleurs une sorte de palmarès des lieux de périurbanisation les plus polluants en CO2. Selon lui, plus l'étalement urbain est significatif et plus les émissions de CO2 augmentent. Ainsi la palme en revient, dans l'Ouest, à Rennes, Caen, Poitiers, dans le Sud-Ouest à Bordeaux, Toulouse et dans le Nord et l'Est à Amiens, Valenciennes et Metz. À l'inverse, ajoute l'auteur de l'étude, «dans le Sud-Est, les aires urbaines sont relativement peu étalées, coincées entre la mer et la montagne». Seule la nature a donc fait barrage à cet urbanisme galopant. Mais les pouvoirs publics réfléchissent maintenant à maîtriser ce processus d'étalement urbain.

(source LeFigaro.fr)

Et comme nous sommes dimanche, je vous offre au dessert, ( pour le plaisir et en image) des truffes en chocolat ,

Michalak Truffe.jpg

de chez Michalack

Les commentaires sont fermés.