UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/05/2013

MUSIQUE : NEW YORK, CAPITALE DU ROCK'N' ROLL ...

 

IMG_7106.JPG



LA CHRONIQUE D'OLIVIER NUC - Ville du jazz et des comédies musicales, «The Big Apple» continue également d'être un bastion incontestable du rock'n'roll.

Le rock'n'roll est né dans le sud des États-Unis, c'est une affaire entendue. Il n'y avait qu'en dessous de la Mason-Dixie Line que pouvaient s'épanouir ces noces entre le blues des champs de coton chanté par les esclaves et la country héritée du folklore des immigrants européens. Au contact des grandes villes, sa forme initiale et primitive s'est durcie. Électrifié avec l'arrivée dans la cité, le rock'n'roll s'est mué en rock, et New York en est vite devenu la place forte. Elle était déjà la ville du jazz et des grandes comédies musicales, elle n'allait pas laisser passer cette occasion d'entrer dans l'histoire. La musique s'est confondue avec la rue, via le doo-wop, et s'est infiltrée dans le milieu de l'art.

Andy Warhol en a été un des parrains. En prenant sous son aile la formation de Lou Reed et John Cale baptisée Velvet Underground en hommage à un pulp de Michael Leigh, l'artiste a fait date. Il recevait déjà Bob Dylan à la Factory. Désormais, tout le rock new-yorkais s'abreuverait à cette source intrigante et dérangeante. Lou Reed a redéfini le lexique urbain. L'Angleterre ou la côte Ouest pouvaient bien regorger de mélodies, les mots et l'attitude allaient s'établir pour un bon moment dans la mégalopole de la côte Est. Avant d'être récupéré et conceptualisé par les Anglais, le punk est né dans les bas-fonds du Lower East Side.

Lancés dans un ancien club de country miteux et anti-glamour au possible (le CBGB's), Television, Ramones, Patti Smith ou Blondie allaient finir par dominer la scène musicale. Leurs ramifications continuent de germer, près de quarante ans plus tard.

Le terreau de la créativité

David Byrne est devenu une manière de parrain du rock arty. Un prof aux allures de savant un peu fou, qui inspire quantité de jeunes formations. The Foals lui doivent beaucoup, tout comme Vampire Weekend, dont il partage la paternité avec Paul Simon, autre tête chercheuse inséparable de cette géographie-là. Patti Smith continue de fasciner les rockeuses d'aujourd'hui pour sa liberté et sa force. Dans les années 1980, l'émergence des radios universitaires a permis une certaine décentralisation. Un groupe de Sudistes comme REM a prouvé qu'il n'était point besoin de vivre dans une des grandes villes du Nord pour faire carrière. Le punk-rock avait démontré qu'on pouvait se faire entendre par-delà la compétence musicale ou le réseau. Pourtant, ce sont encore des New-Yorkais aux ambitions arty, Sonic Youth, qui ont redéfini l'esthétique du groupe de rock à la fin de cette décennie, inspirant les provinciaux de Pixies ou Nirvana à se lancer dans la carrière. À New York, les destins se font et se défont aussi vite qu'une boutique est remplacée par une autre. Et la cité n'a pas attendu l'attention des médias pour être le terreau de la créativité musicale. En mutation perpétuelle, la ville renouvelle son offre en permanence.

Après avoir été mis en rude concurrence successivement par les vagues disco à la fin des années 1970, hip-hop dans les années 1980 et électro dans les années 1990, le rock à guitares s'est remis à rugir au début du siècle grâce aux Strokes ou à Interpol, sortis des caves new-yorkaises à temps pour hériter de l'attention d'un nouveau public. Pour les universitaires de Vampire Weekend comme chez les contemplatifs de The National, la ville a été une source d'inspiration en or massif. La sortie conjuguée de leurs nouveaux albums en constitue la preuve irréfutable, alors que les héros de la renaissance (The Strokes) amorcent déjà leur déclin 



(source LeFigaro.fr // Olivier Nuc)

rencontres.jpgVenez rencontrer vos conseillers de quartier, Léon Sebbag, maire adjoint territorial, et Céline Sicard, conseillère municipale, en présence de Pierre-Christophe Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt le mercredi 15 mai à 19h30. Ils sont à votre écoute pour dialoguer, répondre à vos questions, vous informer et vous aider. A 19h démonstration de défibrillateurs.

> Mercredi 15 mai 2013 à 19h30, à l'école Thiers, 85, rue Thier

Les commentaires sont fermés.