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07/07/2013

AU JARDIN ,CE WEEK-END METTEZ VOTRE PELOUSE EN MODE ETE

 

 


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Chaque week-end, Marc Mennessier, journaliste scientifique au Figaro, ingénieur agricole et amoureux des plantes, vous livre ses conseils et astuces pour faire de votre jardin un Éden.

 Du côté de votre pelouse

Aidez votre gazon à bien passer le cap de l'été. Commencez d'abord par relever la hauteur de coupe de votre tondeuse: 6 centimètres environ au lieu de 4 en avril-mai (et en juin cette année...) quand la croissance de l'herbe est à son maximum. Vous éviterez ainsi de dessécher le cœur des touffes de ray-grass anglais. Adaptée aux climats doux et océaniques, cette graminée, qui compose la majorité de nos pelouses, supporte assez mal les coups de chaud.

N'hésitez pas à arroser dès les premiers signes de manque d'eau en faisant toutefois preuve de modération et en modulant ces apports en fonction de la nature de votre sol. Une pelouse installée sur un sol sableux très perméable devra être arrosée plus souvent (environ une fois par semaine) mais avec des quantités d'eau moindre à chaque passage que sur un sol argileux et riche en matières organiques doté d'une meilleure capacité de rétention et qui se contentera d'un bon arrosage tous les 15 jours. L'objectif n'est pas d'avoir un gazon aussi vert qu'au printemps, sauf à utiliser d'importantes quantités d'eau - ce qui n'est bon ni pour la planète ni pour votre porte-monnaie - mais de le maintenir à flot pendant cette période délicate afin de faciliter sa reprise à la fin de l'été.

 

 

Si d'aventure le trèfle blanc, plus tolérant à la sécheresse, se mettait à proliférer au point de concurrencer votre ray-grass, procédez à des apports d'engrais azoté juste avant ou après une pluie afin de ne pas brûler l'herbe.

Les nitrates étant plus rapidement assimilés par la graminée, celle-ci reprendra peu à peu le dessus jusqu'à ce que votre pelouse retrouve un bon équilibre sans qu'il soit nécessaire de recourir à un désherbant anti-dicotylédones.

Dans vos massifs de fleurs

JARDIN sitraPCU570380_303372_jardin.jpgLuttez pied à pied contre le liseron. Voilà une plante envahissante qui a su merveilleusement tirer parti de ses faiblesses naturelles. Trop grêles pour se tenir droit, ses tiges volubiles qui, dans le cas du liseron des haies, (Calystegia sepium) peuvent mesurer jusqu'à six mètres de long, ont en effet la faculté de s'enrouler autour de celles des plantes voisines qu'elles utilisent comme tuteurs. Au point de les priver de lumière et de les étouffer sans autre forme de procès.

Même chose avec ses rhizomes blancs, filiformes et cassants comme du verre, qui lui permettent de se multiplier par bouturage si le jardinier ne prend pas soin d'en ramasser le plus petit bout lorsqu'il bêche ses parterres. Un morceau d'à peine deux centimètres de long suffit à régénérer une plante entière! Que faire lorsque cette indésirable s'installe carrément au pied d'un rosier, d'un iris ou d'un dahlia? Impossible de la déloger sans risquer d'abîmer le système racinaire de vos protégés. En outre, le liseron étant capable de plonger ses racines jusqu'à 40 centimètres de profondeur, voire plus, l'intrus ne manquera pas de réapparaître sous peu.

Impossible également, pour les raisons que l'on imagine, de pulvériser un désherbant sans atteindre -et tuer- la plante colonisée. Une solution consiste à appliquer, à l'aide d'un petit pinceau, un herbicide systémique pur, à base de glyphosate, de dicamba ou de 2,4-D, sur les feuilles du liseron avant le début de sa floraison. C'est-à-dire en ce moment même. Véhiculée par la sève, la matière active descendra jusqu'aux racines. Plusieurs badigeonnages peuvent s'avérer nécessaires.

Lors de l'application, veillez à ce qu'aucune goutte ne tombe sur les parties aériennes de la plante à protéger. Coupez ou arrosez copieusement, le cas échéant, la feuille ou la branche touchée. Il existe également des produits conditionnés en bombe qui s'appliquent directement sur les feuilles comme de la mousse à raser. Une autre solution, bio mais fastidieuse, consiste à biner vos parterres toutes les semaines jusqu'à l'arrivée des premiers froids et à retirer manuellement les tiges enroulées autour de vos fleurs. Privé de photosynthèse, et donc de nourriture, l'envahisseur finira par péricliter et à mourir. Problème: si vous «ratez» ou différez pour quelque raison que ce soit l'un de ces binages (absence, manque de disponibilité, sol trop humide), le liseron aura le temps d'accumuler suffisamment de réserves glucidiques dans ses rhizomes pour prospérer de plus belle.

Au potager

1) Semez scaroles et frisées d'hiver. L'été vient à peine de commencer, avec le retard que l'on sait,scarole010020NE_16361955_chicoree_scarole_cornet_anjou_07_GV.jpg qu'il faut déjà songer aux récoltes de l'automne. Et, en particulier, à ces délicieuses chicorées que vous pourrez dégustez pratiquement jusqu'à Noël dans la moitié nord (à condition de bien les protéger du froid) et au-delà dans les METTEZ VOTRE PELOUSE régions plus méridionales. Les scaroles Géante maraîchère Alma ou Torino, ainsi que la Cornet de Bordeaux ou d'Anjou sont particulièrement appréciées de même que les variétés frisées Fine de Louviers ou Wallonne, cette dernière ayant l'avantage de bien résister au froid. De culture facile, ces salades se sèment sur un sol meuble préalablement enrichi de compost bien décomposé. Veillez à ce que les plants ne manquent jamais d'eau. Au stade 4 à 5 feuilles, éclaircissez le rang en ne laissant qu'un plant tous les 30 centimètres et repiquez ailleurs une partie de «surplus» en gardant la même distance et en sélectionnant les plus beaux sujets. Couvrez le sol de paille ou de tontes de gazon pour conserver l'humidité du sol et réduire la fréquence des arrosages.

2) Arrachez ails, échalotes, oignons. Préparez vous à intervenir dès que les feuilles de ces liliacées commencent à jaunir et que leur base devient molle et flexible. Les bulbes destinés à la conservation doivent être récoltés par temps chaud sur un sol bien sec. Rassemblez-les en bottes ficelées ou tressées que vous suspendrez ensuite au plafond d'un local bien aéré (grenier, abri de jardin) afin qu'ils perdent le maximum de leur eau. Vous éviterez le développement des moisissures et garderez ainsi vos bulbes plus longtemps.

À noter que la pratique consistant à «coucher» les feuilles pour hâter le mûrissement est inutile et contre-productive. Non seulement la croissance de vos oignons est stoppée de façon prématurée mais cela affecte également leur capacité de conservation.

Sur vos terrasses et balcons

orchidée 363446_KUIGWV6DOFESKE1HTYEBYQM7NU1YQR_orchid1_H083152_L.jpgOffrez un bon bol d'air à vos orchidées. C'est l'été pour tout le monde! Enfermées le plus clair du temps dans l'atmosphère douillette de votre intérieur, vos phaelenopsis, paphiopedilum et autres miltonias vous seront reconnaissantes de leur faire prendre l'air pendant toute la période estivale. En cette saison, les températures nocturnes sont en effet suffisamment élevées pour que ces frileuses, originaires pour la plupart des forêts équatoriales du globe, soient à l'abri d'un coup de froid (certaines d'entre elles commencent à souffrir en dessous de +15°C...). Placez-les dans un coin bien éclairé de votre balcon ou de votre terrasse, mais à l'abri des rayons du soleil et du vent. Pulvérisez tous les 2 à 3 jours de l'eau distillée sur leurs feuilles, et continuez une fois par semaine à tremper leur pot dans un seau d'eau pendant une bonne minute. Rentrez-les au plus tard à la mi-septembre ou dès que les nuits recommencent à devenir fraîche

 

 

 

 

(source LeFigaro.fr par Marc Mennessier)

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