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07/08/2013

NOYADES : DIFFICILE VERBALISATION DES BAIGNEURS IMPRUDENTS

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Théoriquement, il est déjà possible de punir d'une amende les vacanciers qui ne respectent pas le drapeau rouge. Mais, compliquée à mettre en œuvre, cette possibilité est rarement utilisée.

Préoccupée par les multiples noyades sur le littoral français depuis le début de l'été, la ministre du Tourisme Sylvia Pinel n'a pas écarté, lundi, la possibilité de punir d'une amende les personnes qui ne tiennent pas compte du drapeau rouge prohibant la baignade lorsque les conditions sont dangereuses. «Il faut prendre davantage en considération la responsabilité des parents et de l'ensemble des personnes qui vont à l'eau alors que c'est interdit, a-t-elle déclaré sur RTL. Cela peut passer par la verbalisation mais je souhaite surtout qu'il y ait une prise de conscience collective, il n'est pas normal que les vacances se transforment en drame.»

En visite à Mimizan-Plage (Landes) la semaine dernière, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait quant à lui indiqué qu'il fallait «étudier de plus près» la piste de la sanction, tout en reconnaissant qu'elle n'était pas facile à mettre en pratique.

Des policiers municipaux sur le sable

Dans l'Hérault, un département touché par de nombreux drames en juillet, le préfet Pierre Bousquet de Florian a pourtant déjà récemment invité les treize maires des communes du littoral à verbaliser les imprudents par une contravention de 11 à 33 euros, en vertu de leurs pouvoirs de police. Pour Frédéric Loiseau, son directeur de cabinet, cette possibilité permet de faire face «aux gens les plus récalcitrants, de répondre à des situations extrêmes, comme lorsque des sauveteurs sont pris à partie». Mais cette verbalisation est «compliquée» à mettre en œuvre, comme l'indique Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas-les-Flots (Hérault), qui préfère renforcer la prévention, «l'éducation» sur les plages.

Concrètement, il faudrait envoyer des policiers municipaux sur le sable pour repérer et sanctionner les contrevenants au drapeau rouge. «Déjà, ils vont se mouiller le pantalon et avoir un souci pour les obliger à sortir de l'eau en restant au bord, note un CRS-MNS (maître-nageur sauveteur) du Languedoc-Roussillon. Et puis, en général, les gens n'ont pas leurs papiers sur eux quand ils vont à la plage.» Les CRS-MNS ont, eux aussi, le pouvoir de sanctionner mais, par manque d'effectifs selon les syndicats de police, ils ne sont présents que sur 4 des 13 communes concernées… «De toute façon, c'est vraiment très impopulaire et négatif pour l'image de la station balnéaire, glisse le CRS-MNS. Nous ne verbalisons qu'en dernier recours, une seule fois en 2012 pour ma part, une personne que j'avais déjà fait sortir de l'eau deux fois et qui y était retournée une troisième.»

Dans un entretien au quotidien Nice-Matin publié sur internet, Manuel Valls a en tout cas balayé lundi les critiques du syndicat policier Alliance à propos de l'insuffisance de policiers sauveteurs sur les plages. «Alliance a fait un lien pour le moins hasardeux, suggérant que les noyades découlent d'un manque d'effectifs policiers», a déclaré le ministre, pour qui «une polémique sur un sujet aussi dramatique est franchement déplacée»

 

 

 

 

(source leFigaro.fr //Philippe Romain )

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