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10/08/2013

SANTE : VERS UN VACCIN CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

 

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Sanofi Pasteur lance la dernière phase d'essais cliniques d'un vaccin contre l'une des principales maladies nosocomiales, le Clostridium difficile.

 

Depuis quelques années, la bactérie Clostridium difficile (CD) est devenue l'une des préoccupations majeures dans la prise en charge des infections nosocomiales, ces maladies que l'on développe à l'hôpital. L'efficacité des traitements actuels étant encore limitée, les recherches se sont dirigées vers la vaccination. Sanofi Pasteur a ainsi annoncé le 5 août la phase III des essais cliniques sur leur vaccin contre CD. Il s'agit de la dernière avant la demande d'autorisation de mise sur le marché.

Une étude mondiale sur 15.000 patients est mise en place, pour vérifier l'efficacité et l'innocuité du vaccin. Les résultats de la phase II, initiée début 2009, n'ont pas encore été publiés et le laboratoire a déclaré au Figaro qu'il ne souhaitait pas communiquer avant décembre sur cette étude qui consistait à déterminer les effets indésirables et les doses optimales du vaccin.

200 à 300 décès par an en France

Selon une enquête de l'Institut de veille sanitaire publiée en mai, l'incidence de CD a doublé entre 2006 et 2012. La France, pourtant bien moins touchée que l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni, présente entre 20.000 et 25.000 cas chaque année, dont deux tiers sont infectés à l'hôpital. On dénombre entre 200 et 300 décès.

Sa présence parmi les principales infections nosocomiales s'explique par sa résistance. «Lorsqu'elle est agressée, la bactérie se transforme en spore pour se protéger», explique au Figaro le Dr Frédéric Barbut, responsable du Centre national de référence sur Clostridium difficile. Or les spores sont particulièrement résistants, ce qui rend CD difficile à éliminer, notamment dans un cadre hospitalier. «Les patients doivent être isolés. Les solutions hydroalcooliques ne suffisent pas, il faut aussi se laver les mains au savon. Et seule l'eau de Javel permet d'éliminer les spores dans les chambres», précise le Dr Barbut.

L'infection par CD se traduit par des diarrhées qui évoluent une fois sur dix vers des formes sévères, nécessitant parfois des interventions chirurgicales lourdes. La mortalité des formes banales reste inférieure à 1%, mais grimpe à 30% pour les formes sévères. Les personnes de plus de 65 ans et les patients sous traitement antibiotique sont les plus exposés. Les antibiotiques détruisent la flore intestinale et CD, capable de résister aux traitements classiques, profite alors de la désertion des autres organismes pour se développer. Deux toxines qu'elle produit se combinent pour attaquer les parois de l'intestin, ce qui déclenche les diarrhées.

Des médicaments impuissants

«Avec l'apparition, ces dernières années, de souches de Clostridium difficile plus dures à contrôler, les infections à CD sont devenues plus fréquentes, plus graves et plus compliquées à traiter», explique le Dr John Shiver, vice-président pour la recherche et le développement chez Sanofi Pasteur. Deux antibiotiques, le métronidazole et la vancomycine, ont pourtant montré une certaine efficacité. Mais ils conduisent dans 25% des cas à des récidives dans les deux mois. La fidaxomicine, qui a fait son apparition en France fin 2011, présente un taux de récidive deux fois moins important que les précédents médicaments.

L'arrivée d'un vaccin est une bonne nouvelle pour les patients les plus fragiles. Il n'immunise pas contre la bactérie, mais contre les toxines qu'elle produit et qui causent les diarrhées. Les patients vaccinés recevront une dose de toxine rendue inoffensive, qui permettra à leur organisme de se préparer à une infection, en produisant des anticorps spécifiques. Ils pourront alors être porteurs de la maladie, comme 4% de la population, sans qu'elle s'exprime pour autant.

Aux États-Unis, les dépenses pour le traitement des infections CD représentent plus de 7 milliards de dollars, a indiqué Sanofi. «L'infection nécessite entre une et trois semaines de traitement à l'hôpital en chambre seule», ajoute le Dr Barbut. L'arrivée d'un vaccin, en plus d'un bénéfice médical, permettrait à l'Assurance-maladie de faire des économies substantielles.

Dans le cas où les essais cliniques à venir s'avéreraient concluants, il faudra encore attendre au moins cinq ans avant que Sanofi Pasteur obtienne l'autorisation de mise sur le marché.

EN SAVOIR PLUS:

» La vaccination, comment ça marche?

» Les infections nosocomiales

 

 

(source leFigaro.fr //Par Jonathan Herchkovitch)

 

BOULOGNE-BILLANCOURT 

 

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En ce début du mois d'août une bonne nouvelle : la librairie des passages s'en étant allée ...nous voyons qu 'un second kiosque a journaux ( le 1er étant Route de la Reine:-) va ouvrir sur la Grand Place début septembre , merci Mediakiosk           


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