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19/08/2013

LE CAFÉ POURRAIT AVOIR DES EFFETS LORS DE LA GROSSESSE

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Les recherches d'une équipe française sur des souris en gestation ont montré qu'une consommation de caféine équivalente à 2 ou 3 tasses par jour entraînait des dommages cérébraux pour la progéniture.
Mauvaise nouvelle pour les amatrices de café: même à des doses raisonnables, boire du café pendant la grossesse pourrait avoir des conséquences sur le développement cérébral de l'enfant. Une étude de l'INSERM (Institut de neuroscience des systèmes/Université Aix-Marseille) publiée le 7 août dernier dans Science Translational Medicine montre qu'une consommation de caféine équivalente à deux ou trois tasses de café par des souris en gestation et pendant l'allaitement a des conséquences sur le développement cérébral de la progéniture. Un apport en caféine qui est pourtant en deçà des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé pour les femmes enceintes. Les descendants des souris observées présentent une plus grande sensibilité aux crises d'épilepsie lorsqu'ils sont jeunes, et des déficits cognitifs à l'âge adulte.

Début 2013, une étude sur des mères norvégiennes avait déjà montré que la caféine, même consommée à des doses inférieures aux recommandations de l'OMS, menait statistiquement à un plus grand nombre de nouveau-nés au poids réduit.

Des effets sous-étudiés

Peu de recherches s'intéressent aux conséquences d'une consommation raisonnable de café pendant la grossesse. La caféine est pourtant le psychotrope le plus consommé dans le monde: entre 4 et 7 milliards de tasses de café et de thé seraient consommées par jour selon les estimations, auxquelles il faut ajouter les sodas et les produits à base de cacao. Les futures mamans, qui arrêtent avec plus ou moins de difficultés de boire et de fumer, ne stoppent pas souvent leur consommation de caféine.
«Cette étude est la première démonstration des effets néfastes de l'exposition à la caféine sur le cerveau en développement, assure Christophe Bernard, directeur de l'étude à l'INSERM. L'image plutôt positive du café l'a protégé de la multiplication des recherches, contrairement à d'autres substances psychoactives comme l'alcool, la nicotine ou les drogues récréatives».

Les recherches de l'équipe INSERM visaient à connaître la fonction d'un récepteur (l'A2AR) dans le développement du cerveau. L'étude de l'inhibition de ce récepteur, qu'on peut notamment obtenir grâce à la caféine, a orienté les recherches de l'équipe vers les effets de ce stimulant pendant la gestation.
Des recherches sur l'Homme
«Il ne s'agit pas d'affoler la population, mais il devient important de vérifier ces résultats sur l'homme», souligne Christophe Bernard. Le fait que l'homme comme la souris possèdent le même type de récepteur inhibé par la caféine incite en tout cas à la prudence. Le chercheur français est en discussion avec des obstétriciens sur la mise en place d'un nouveau protocole de recherche. «Pour l'épilepsie, qui est mon domaine privilégié d'étude, nous ne disposons pas encore de statistiques, car la consommation de caféine ne figure pas parmi les informations récoltées auprès des femmes enceintes» regrette-t-il.

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( source LeFigaro.fr /   Jonathan Herchkovitch )

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