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19/10/2013

SANTE : CES PHARMACIES QUI CASSENT LES PRIX .....

 

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Des pharmacies dicount se sont développées ces dernières années, qui proposent des médicaments en vente libre et des cosmétiques jusqu'à deux fois moins cher qu'ailleurs.

Le samedi, c'est la cohue dans cette pharmacie du 6e arrondissement parisien. Le quartier a beau être l'un des plus chics de la capitale, il faut y jouer des coudes et entendre les réflexions agacées des clients coincés dans les rayonnages pour attraper un pot de crème hydratante ou une boîte de médicaments sans ordonnance à petit prix. La pharmacie Citypharma de la rue du Four, la plus grosse de Paris, est l'une des premières à s'être positionnée sur le créneau du discount, il y a une vingtaine d'années.

Depuis, elle a été rejointe par quelques autres officines à Paris, et une centaine au niveau national. «Nous qui avons le savoir-faire, la capacité à conseiller le client, nous ne voulions pas laisser ce champ qui est initialement le nôtre à la grande distribution. Alors nous avons progressivement baissé nos prix. Nous avons mis dix ans à élargir notre clientèle suffisamment pour réduire nos marges et afficher les tarifs actuels, en moyenne 20% à 30% plus bas que le marché, parfois jusqu'à deux fois moins chers sur certains produits», explique un responsable. La pharmacie Monge, dans le 5e arrondissement, affiche la même stratégie: des prix nettement plus bas sur l'ensemble des produits vendus - hors médicaments sur ordonnance, dont les tarifs sont réglementés -, et une part prépondérante de leur chiffre d'affaires réalisé grâce aux médicaments sans ordonnance et aux produits cosmétiques: 80% contre à peine 25% pour l'ensemble des pharmacies.

Clientèle de touristes

Comment proposent-elles de tels tarifs? «Il n'y a pas de miracle: nous réduisons nos marges et obtenons des prix plus intéressants auprès des fabriquants en commandant en grande quantité», explique David Abenhaim, associé de la pharmacie Prado-Mermoz à Marseille, autre pionnière de la pharmacie discount. Sans surface ni clientèle suffisante, impossible de leur emboîter le pas. De véritables supermarchés, avec linéaires géants et chariots à la clé, ont ainsi vu le jour, à Roissy-en-Brie en Seine-et-Marne, ou encore à Quissac, dans le Gard. La pharmacie Prado-Mermoz draine 3500 clients par jour, pourtant derrière la Citypharma du 6e, qui en accueille un peu moins de 5000.

Outre les consommateurs locaux soucieux de s'approvisionner au meilleur prix, les pharmacies low-cost parisiennes attirent désormais une clientèle étrangère. Les touristes représentent 20% des clients de la pharmacie Monge, qui pratique la détaxe sur place et s'est faite une spécialité... des Coréens. «Cinq de nos 58 salariés parlent cette langue et une sixième prend des cours plusieurs heures par semaine, explique Alexandre Freyburger, son responsable. Les Chinois vont plutôt faire leurs emplettes chez Citypharma ou autour des Galeries Lafayettes. Mieux vaut se partager la clientèle que se la disputer!» Les Sud-Américains ne sont pas en reste. Ainsi de cette Brésilienne, qui a entendu parler de Citypharma sur un blog et vient acheter des produits cosmétiques français, de la marque Avene ou La Roche-Posay, qu'elle trouve beaucoup plus chers dans son pays. «7 ou 8 de nos salariés, conseillers ou pharmaciens, parlent portugais ou chinois. Mais nous tenons surtout à fidéliser notre clientèle française, plus constante», explique-t-on chez Citypharma.

Devant les difficultés croissantes que rencontre le secteur dans son ensemble, de plus en plus d'officines tentent de prendre le virage du low cost. Le chiffre d'affaires des pharmacies, qui pâtissent de la baisse des ventes de médicaments remboursés, a baissé en 2012 pour la première fois depuis 15 ans, et elles sont de plus en plus nombreuses à mettre la clé sous la porte, analyse le cabinet Xerfi. «Si l'on ne vendait que des médicaments sur ordonnance, nous ne serions pas rentables», fait valoir David Abenhaim. La vente de médicaments sans ordonnance en ligne, autorisée depuis cet été, peut représenter une nouvelle opportunité pour ces officines. Elle le sera certainement pour le consommateur, qui n'aura plus besoin d'habiter aux alentours d'une pharmacie low-cost pour bénéficier de tarifs plus avantageux.




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(source Le figaro.fr // Marie Bartnik)

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