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20/11/2013

SANTÉ : LE LASER, UNE PISTE CONTRE ALZHEIMER ET PARKINSON

 

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Le laser pourrait permettre un jour de diagnostiquer, voire de traiter les maladies neurodégénératives, selon une étude européenne.

 

Le laser sera-t-il bientôt la nouvelle arme contre les maladies d'Alzheimer, de Parkinson ou encore d'Huntington? C'est ce que laissent entendre de chercheurs suédois et polonais qui travaillent ensemble sur l'intérêt de cette source lumineuse de haute intensité pour diagnostiquer, voire traiter, ces maladies. Les résultats de leurs travaux ont été présentés la semaine dernière dans la revue scientifique Nature Photonics.

Les experts viennent de montrer que des protéines agrégées, identiques à celles retrouvées chez les patients atteints de ces maladies neurodégénératives, absorbent différemment la lumière d'un rayon laser par rapport aux mêmes protéines non agrégées, caractéristiques des cerveaux sains. Or, ces différences d'absorption peuvent être facilement observées en analysant le signal lumineux de sortie, après son passage dans les tissus. Les chercheurs viennent donc potentiellement d'ouvrir la voie à une méthode de dépistage simple, non invasive et non toxique pour ces maladies.

Une structure caractéristique

«Les agrégats de protéines détectés par le laser sont typiques des pathologies neurodégénératives. Ils forment des filaments appelés fibrilles qui, en s'associant, créent des lésions cérébrales. Les protéines qui s'agrègent sont différentes selon la maladie mais ces fibrilles ont toutes en commun une structure très caractéristique, dite en feuillet bêta», explique le Dr Stéphane Haik, directeur de recherche à l'Inserm (équipe Maladie d'Alzheimer - Maladies à Prions de l'ICM et du Centre National de Référence des Prions).

Les chercheurs des universités technologiques de Chalmers et Wroclaw ont produit in vitro trois types de fibrilles présentant cette structure typique. «Pour chaque fibrille, du fait de leur agencement, l'absorption photonique est non linéaire, par opposition aux protéines seules non agrégées qui absorbent de façon linéaire. Cela signifie que le signal lumineux récupéré à la sortie, après son passage à travers la matière, est différent avec les fibrilles et les protéines seules. Il est donc possible de les distinguer en appliquant simplement un faisceau laser ciblé», traduit Isabelle Ledoux, directrice de recherche en photonique à l'Ecole normale supérieure de Cachan.

Des applications lointaines

«A terme, l'idée est de pouvoir cartographier le cerveau d'un patient en localisant très précisément l'emplacement des fibrilles. Cela est tout à fait possible car la résolution du laser est très fine. En plus, cette technique est non invasive et ne requiert pas d'agent de contraste potentiellement toxique comme pour l'imagerie cérébrale. Ensuite, nous pouvons même envisager, en augmentant l'intensité du faisceau laser de façon très ciblée, de détruire ces fibrilles», prévoit Piotr Hanczyc, coauteur des travaux à l'université technologique de Göteborg en Suède.

Si la preuve de concept est là, ces applications sont encore très loin de la réalité. Les chercheurs ont travaillé in vitro. Il faut maintenant valider les résultats sur les modèles cellulaires puis sur des patients. En outre, détruire les fibrilles ne suffira certainement pas à guérir les patients. «Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, les dépôts amyloïdes qui résultent de ces agrégations de protéines ne sont pas les seuls responsables de la neurodégénérescence. Par ailleurs, le fait de détruire les fibrilles in vivo pourrait libérer des fragments potentiellement toxiques», prévient Stéphane Haik. Pour lui, cette approche est néanmoins «très originale et très novatrice».

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(source LeFigaro.fr // Par Aude Rambaud)

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