UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/11/2013

RUNNING : LES FEMMES S'ESSOUFLENT PLUS VITE QUE LES HOMMES

 

courir-semi-marathon-femme.jpg

L'explication tiendrait à la plus petite taille de leurs poumons.

 

Il suffit parfois de monter un escalier en compagnie de son compagnon ou de sa compagne pour remarquer que les femmes on tendance à s'essouffler plus vite que les hommes. Et ceci même si les deux personnes sont en bonne santé, ont le même âge et font la même taille. Une étude, menée par des chercheurs de l'université McGill au Québec et parue en novembre dans la revue Experimental Physiology, explique pourquoi les femmes sont contraintes de faire plus d'efforts pour respirer pendant un exercice physique.

On sait que, à taille égale, les femmes ont des poumons et des voies respiratoires plus petites que les hommes. Elles compensent donc par un souffle au rythme plus rapide. Pour mieux comprendre ce mécanisme, cinquante volontaires (25 hommes et 25 femmes) on été invités par les chercheurs à pédaler sur un vélo d'appartement, réglé pour que la difficulté de l'exercice augmente avec le temps. Ils devaient aussi noter l'intensité et le caractère désagréable de leur essoufflement. Pendant l'exercice, les chercheurs mesuraient le rythme respiratoire, le volume d'air inspiré et expiré et la stimulation nerveuse des muscles respiratoires, dont le diaphragme.

Ce test d'effort amenait les participants à aller jusqu'aux derniers retranchements de leur capacité respiratoire. Les femmes arrivaient plus vite à un niveau élevé de ventilation, proche de leur maximum théorique. Leurs muscles respiratoires étaient alors davantage sollicités par le système nerveux que ceux des hommes, jusqu'à une sensation de respiration pénible et difficile, la dyspnée.

Quoiqu'intéressantes, ces données «ne sont pas forcément adaptées pour décrire le quotidien», commente dentite-1-175912_L.jpgle Dr Bruno Sesboüe,(photo) de la Société française de médecine du sport, praticien au CHU de Caen. Les volontaires sont en effet poussés au maximum et, dans la vie de tous les jours, «on est toujours en-dessous de ces valeurs. En courant un marathon, on arrive au mieux à 80% de sa ventilation maximale».

De son côté, Dennis Jensen, directeur du laboratoire d'exercice clinique et de physiologie respiratoire à l'université McGill, et auteur de l'étude, pense que ces résultats offriront la possibilité de mieux comprendre pourquoi «les femmes souffrant d'emphysème pulmonaire ou d'insuffisance cardiaque ont des symptômes respiratoires plus importants que les hommes.». Une piste possible, estime-t-il, vers des pistes de traitements ciblant le ressenti de l'effort.

EN SAVOIR PLUS:

La dyspnée

Les femmes et le sport

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

 

(source LeFigaro.fr / Sara Bergez)
 
AUJOURD'HUI SEMI-MARTATHON DE BOULOGNE-BILLABCOURT ;-)

semi-marathon-de-boulogne-billancourt.jpg

Les commentaires sont fermés.