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14/02/2014

HOLLANDE PIEGÉ PAR L'IMPOPULARITE - A BOULOGNE, LE MAIRE , LES JEUNES ET LE STREET ART

 

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Alors qu'il promet de mener des réformes difficiles, le chef de l'État bat des records d'impopularité dans les sondages.

 

Cela faisait fort longtemps que l'on n'avait pas souri d'un bon mot du député centriste André Santini. Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, en a déterré un, jeudi: «Comme disait Santini, à force de tomber dans les sondages, on finit par trouver du pétrole», a commencé le syndicaliste, qui a déjeuné à Lille avec Martine Aubry il y a quelques jours - signe, s'il en était besoin, que la maire de Lille se prépare à toutes les éventualités. Avant d'ajouter, perfide: François Hollande «devrait trouver du gaz de schiste, ce qui serait plus efficace que la baisse du coût du travail».

Perfidie mise à part, c'est un fait: la cote de confiance du chef de l'État s'effondre. Selon le baromètre TNS Sofres-Sopra Group pour Le Figaro Magazine, moins de 20% des Français lui font encore confiance pour «résoudre» les problèmes du pays. Avec 19%, Hollande atteint son plus bas niveau dans ce baromètre, perdant trois points par rapport au mois dernier. Plus inquiétant encore, à six semaines des municipales, c'est chez les sympathisants socialistes que le président décroche le plus nettement: moins sept points en un mois. Un autre sondage CSA pour Les Échos et Radio Classique n'est guère plus encourageant, avec une cote de confiance à 23%. «François Hollande n'a plus de noyau dur, plus de soutiens, analyse le président de l'institut PollingVox, Jérôme Sainte-Marie. Depuis ses vœux, il s'est engagé à gouverner contre son propre électorat. Le retrait de la loi famille n'a rien arrangé.»

«François Hollande n'a plus de noyau dur, plus de soutiens . Depuis ses vœux, il s'est engagé à gouverner contre son propre électorat. Le retrait de la loi famille n'a rien arrangé.»

Jérôme Sainte-Marie, président de l'institut PollingVox

Comment, dans ces conditions, Hollande peut-il encore réformer? Obsédé par la réussite de son «pacte de responsabilité», le président, qui s'est engagé à tailler dans la dépense publique, se dit prêt à prendre des mesures drastiques, voire à reconsidérer certaines missions dévolues à l'État. Des mesures qui risquent de coaguler les mécontentements et hérisser l'électorat PS, notamment les fonctionnaires. «Cette impopularité le rend vulnérable au moindre mouvement social», analyse encore Sainte-Marie. «La popularité du président est très dégradée, renchérit Jérôme Fourquet, de l'Ifop. Ça devient très compliqué. Sans compter que les reculs du gouvernement sur de nombreux sujets, depuis les “pigeons” jusqu'à la loi famille, encouragent les contestataires à descendre dans la rue.»

À l'Élysée, ou l'on se dit habitué aux «tempêtes», les mauvais sondages ne sont pas une surprise. «C'était prévisible, indique un conseiller. Le lien mathématique entre la courbe du chômage et celle de la popularité est avéré, quelles que soient les équipes en place. Tant que les résultats concrets ne se font pas sentir, la cote de confiance ne peut être haute.» Ayant échoué à inverser la courbe du chômage, Hollande mise désormais tout sur son «pacte». Et veut aller vite. Dans son entourage, on tente de positiver, en faisant valoir que l'impopularité «libère» un chef de l'État qui n'aurait plus rien à perdre. «Il n'y a plus la tentation de satisfaire tel ou tel groupe, note un proche. Il a les mains libres pour aller jusqu'au bout.»

«Jusqu'où peut-on descendre sans bouger? Hollande doit remanier avant les municipales ou juste après. On ne tiendra pas jusqu'aux européennes. On a besoin de retrouver la terre ferme.»

Un député PS

Animal à sang-froid, Hollande regarde les sondages «avec distance», assure-t-on à l'Élysée. «Il a gagné l'élection présidentielle tout en n'ayant jamais été populaire, rappelle le député PS Malek Boutih. Il n'a jamais flirté avec les bons sondages. Ça ne l'atteint pas». «Hollande n'est pas un bosseur acharné, ironise un autre élu PS. Ce n'est pas quelqu'un qui aime se faire mal. Du coup, il n'est bon que dans la difficulté. Quand il n'a pas le couteau sous la gorge, il a tendance au laisser-aller. Cette impopularité peut l'inciter à bouger plus et mieux.» Pas de quoi rassurer une majorité plongée dans «l'abattement, voire la consternation», selon un poids lourd du groupe PS à l'Assemblée.

Depuis quelques jours, les partisans d'un remaniement rapide, assorti d'un changement de premier ministre, sont repartis à l'assaut. «19 %, c'est au-delà de la cote d'alerte, il n'y plus rien qui tient», s'alarme un député PS, qui s'attend à des municipales «catastrophiques». Le même poursuit: «Jusqu'où peut-on descendre sans bouger? Hollande doit remanier avant les municipales ou juste après. On ne tiendra pas jusqu'aux européennes. On a besoin de retrouver la terre ferme.» Signe que les temps sont fébriles, les scénarios les plus pessimistes, voire farfelus, comme une dissolution de l'Assemblée nationale, circulent de nouveau dans les rangs socialistes. «L'angoisse de Hollande, c'est de ne pas pouvoir terminer son quinquennat», confie un visiteur du soir.

Dans l'entourage du président, on répète que les bouleversements ne sont pas à l'ordre du jour. Seul (mini)remaniement en vue: le conseiller politique Aquilino Morelle est appelé à s'impliquer davantage dans la communication du Château ; ce qui devrait être officiel dans quelques jours. Un député PS résume, cruel: «Hollande est en train de se “carteriser”. Le mandat de Jimmy Carter (1977-1981), homme fort sympathique, s'est caractérisé par une absence de résultats économiques et une incapacité à décider. Il a perdu lamentablement contre Reagan. Et le lendemain, tout le monde avait oublié qu'il avait été président des États-Unis.» Ambiance.

 

 (source LeFigaro.fr / Solenn de Royer)

       Soirée Street Art avec les Jeunes et Pierre-Christophe BAGUET

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