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26/02/2014

SANTÉ : CARIES,SURPOIDS , LA SANTÉ DES COLLEGIENS S'AMELIORE LEGEREMENT

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Les progrès varient toutefois fortement selon l'origine sociale des adolescents, souligne une étude de la DREES parue lundi.

 

La santé des collégiens français s'améliore légèrement. Entre 2004 et 2009, la santé dentaire et la vaccination ont progressé chez les adolescents de troisième, et la fréquence du surpoids est restée stable. Ce portrait général masque toutefois des disparités importantes entre classes sociales et régions géographiques, soulignent les auteurs de l'étude publiée lundi par la Direction de la recherche des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES).

Après l'augmentation des problèmes de surpoids chez les jeunes au début des années 2000, le phénomène s'est stabilisé entre 2004 et 2009. Le surpoids concerne toujours près d'un jeune sur cinq (18 %), et l'obésité, 4 % des effectifs. Garçons et filles sont touchés à part égale. En revanche, des différences nettes apparaissent selon l'origine sociale: dans les zones d'éducation prioritaire (ZEP), la part des élèves en surcharge pondérale dépasse la moyenne de 5 points. Un écart qui s'est d'ailleurs creusé entre 2004 et 2009. Le lieu de résidence est également déterminant: les collégiens du Nord, de l'Est et du pourtour méditerranéen sont davantage touchés par le surpoids, tandis que l'Ouest, le Centre-Est et le Sud-Ouest sont les régions les plus épargnées.

La vaccination contre la rougeole progresse

Les collégiens interrogés étaient 64 % à pratiquer régulièrement un sport au moins une fois par semaine en dehors de l'école. Étrangement, cela n'a pas d'impact sur leur risque de surpoids. Les auteurs expliquent d'une part que le sport ne représente «qu'une partie de l'activité physique totale de l'individu», et d'autre part que «l'intensité de la pratique est aussi un élément déterminant». Un jeune sur 10 a dit passer plus de trois heures par jour devant un écran.

L'étude souligne en revanche une légère amélioration sur le plan de la santé dentaire. La part des jeunes présentant des dents indemnes de caries a globalement progressé de 4 points depuis 2004, atteignant 56 %. Mais là encore, les disparités sociales sont fortes, puisque la proportion passe à 42 % si l'on ne considère que les enfants d'ouvriers, et 66 % pour les cadres. Même différence concernant le port d'un appareil dentaire (19 % contre 38 %), ou encore la correction de la vue, puisque les enfants dont au moins un des parents est cadre sont 33 % à porter des verres ou des lentilles correctrices, contre 22 % pour les enfants d'ouvriers.

Concernant la vaccination, la proportion d'élèves ayant reçu deux doses de vaccin contre la rougeole, comme il est désormais recommandé pour assurer une protection optimale, a bien progressé, passant de 66 % en 2004 à 84 % en 2009. Une bonne nouvelle quand on sait que cette maladie potentiellement mortelle est en recrudescence en France. En revanche, seulement 16 % des jeunes filles de 15 ans et plus avaient reçu les 3 doses de vaccin contre le papillomavirus, recommandées à 14 ans.

L'étude ne dit rien de la consommation d'alcool, de tabac ou de drogues dans cette tranche d'âge. Toutefois, des travaux précédents permettent de pallier cette carence. Selon une étude de l'Institut national de prévention de l'éducation pour la santé publiée en 2012, un tiers des jeunes de 15 ans a déjà connu l'ivresse, dont 15% au cours du mois écoulé. Le tabagisme régulier concerne 16% des élèves de troisième, et un sur quatre déclare avoir testé le cannabis au moins une fois.

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