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15/02/2014

2013 : PLUS DE TABLETTES VENDUES QUE DE PC

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Un cap historique a été franchi en 2013. Les ventes de tablettes ont dépassé celles de PC dans l'Hexagone l'année dernière, selon le cabinet GfK. Une inversion des courbes qui marque la rapidité de la croissance de ce marché, qui influence la totalité des ventes de produits high-tech

 

Les français plébiscitent les tablettes. L'année dernière, ils en ont acheté 6,2 millions, bien plus que d'ordinateurs portables et de bureau, dont les ventes ont chuté à 4,8 millions, selon les chiffres publiés par le cabinet GfK ce mercredi. En 2012, il s'était vendu 3,6 millions de tablettes et 5,2 millions de PC. Ce sont surtout les Netbooks, les plus petits des ordinateurs portables, qui ont souffert de la montée en puissance des tablettes. Cette catégorie a d'ailleurs quasiment disparu. Pour autant, les tablettes n'ont pas tué les PC, comme le démontre l'étude. La quasi-totalité (95%) des possesseurs de tablettes possèdent aussi un ordinateur et 71% d'entre eux estiment que la tablette ne remplace pas leur PC. Près des trois quarts déclarent préférer utiliser leur tablette à leur PC pour travailler. L'envolée du marché des tablettes s'explique aussi par la chute de 56% du prix de vente moyen, passé à 240 euros l'année dernière. Les prix des PC ont en revanche mieux résisté, en recul de 12% à 552 euros, en moyenne.

Les tablettes ne se contentent pas de bouleverser le marché des PC. Elles impactent aussi celui des smartphones. Une des grandes tendandes de ces deux dernières années est l'augmentation de la taille des écrans et la montée en puissance d'un segment qui a été inventé par Samsung, la Phablet, contraction de «Phone» et de tablette (avec un écran compris entre 5,5 et 6,7 pouces, selon la définition donnée par Deloitte). Habitués par les tablettes à des écrans mobiles de plus grande taille, les consommateurs ont tendance à en demander autant à leur smartphone.

Un nouveau cycle pour les téléviseurs

Les tablettes sont aussi venues pertuber le marché des téléviseurs. Si la télé continue de trôner dans le salon, les ventes d'écrans «secondaires» destinés aux cuisines et aux chambres, sont elles, en chute libre. Elles ont baissé d' 1 million d'unités l'année dernière. Corrolaire de cette évolution, les consommateurs privilégient les écrans de grande taille pour leur écran principal. Cela s'accompagne aussi d'une recherche d'image de qualité. Les ventes de téléviseurs Ultra HD (quatre fois la définition de la HD) connaissent des débuts prometteurs. L'année dernière, il s'en est vendu 30.000 en France, alors que les prix de ces téléviseurs sont encore très élevés, de 3000 à 5000 euros en moyenne. Mais GfK anticipe 200.000 ventes de TV Ultra HD cette année. Cela sera insuffisant pour ramener les ventes de télés aux niveaux records de 2011 (8,5 millions) mais devrait permettre au marché d'entrer dans un nouveau cycle, marqué par une stabilisation à ses niveaux actuels, soit 5,7 millions de ventes par an.

La photo et l'audio à la peine

Certains marchés souffrent plus que d'autres. C'est ainsi le cas de la photo et de l'audio. Au global, les ventes d'appareils photos ont encore chuté de 13%. Ce sont surtout les compacts qui payent le prix fort avec un recul de 22% des ventes, toujours marqués par la concurrence des smartphones. La famille des appareils à optique interchangeable ne chute «que» de 6%, portée par l'appétit des amateurs de photos. Sur le marché du son, les ventes de casques ont reculé de 3%. Une première, après trois folles années de hausse. Les raisons de la chute restent à définir, même si certaines pistes sont évoquées, comme la saturation du marché et la contre-publicité qui leur est faite par les ORL. En revanche, les chaînes hi-fi font preuve d'un beau dynamisme, ce qui démontre que les consommateurs restent attachés à la qualiét du son, comme ils le sont à celle de l'image.

La résistance des imprimantes

Dans cet environnement très bousculé, les ventes d'imprimantes font figure d'exception. Depuis trois ans, le marché des jet d'encre fait preuve d'une impressionnante stabilité avec un chiffre d'affaires de 900 millions d'euros par an. Finalement, elles bénéficient du fait que les Français disposent de plus en plus de terminaux à partir desquels ils peuvent envoyer des textes et des photos.

 

 

 

(source LeFigaro.fr /Elsa Bembaron)

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