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04/03/2014

ELECTIONS : LE VOTE BLANC DES ELECTEURS SERA DESORMAIS RECONNU

 

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Cette proposition de loi, qui avait été déposée par les députés centristes, prévoit qu'à partir du 1er avril 2014 - soit après les municipales - les bulletins nuls seront décomptés séparément des bulletins blancs.

 

Le vote blanc ne sera plus nul. Les électeurs pourront déposer un bulletin blanc dans les urnes dès les élections européennes de mai, le Parlement ayant adopté mercredi une proposition de loi centriste le reconnaissant à partir du 1er avril. Les sénateurs ont voté conforme le texte déjà validé en deuxième lecture par l'Assemblée nationale. Son adoption est donc définitive. Les municipales de mars échapperont toutefois encore à la règle.

Chaque électeur pourra désormais voter «blanc» soit en introduisant dans l'enveloppe un bulletin blanc, soit en laissant cette enveloppe vide. Jusqu'à présent, bulletins blancs et bulletins nuls étaient mélangés lors du dépouillement, et comptabilisés ensemble. Là, ils seront comptés séparément, sans toutefois être comptabilisés dans les suffrages exprimés, ce qui enlève une grande portée à ce vote. Ce vote blanc ne sera en outre reconnu ni aux élections présidentielles, ni aux référendums locaux puisqu'une telle mesure aurait nécessité le vote d'une loi organique.

«La reconnaissance du vote blanc est intimement liée à la notion de démocratie représentative», a expliqué Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, en soutenant le texte déposé par des députés centristes. «Les électeurs assez sophistiqués pour voter blanc ne doivent pas être comptabilisés en vrac avec les paresseux ou les imbéciles», a-t-il ajouté, citant le constitutionnaliste Guy Carcassonne, disparu il y a un an. Le ministre a par ailleurs regretté que sa mise en œuvre ne soit pas possible dès les prochaines municipales à cause de «problèmes pratiques, d'ordre informatique notamment».

«Un thermomètre de la démocratie»

 

Cette adoption constitue «une avancée dans la transparence de la vie démocratique et répond aux attentes de nombreux Français depuis de nombreuses années», a renchéri le rapporteur du texte, François Zocchetto (UDI-UC). «L'absence de reconnaissance de la voix de l'électeur qui se déplace pour accomplir son devoir civique était choquante en démocratie», a-t-il insisté. Plusieurs élus centristes, comme la sénatrice Chantal Jouanno ou les députés Hervé Morin et François Sauvadet, lui-même à l'origine de cette loi, se sont félicités de ce vote sur Twitter.

À l'UMP, le sénateur Pierre Charon a estimé que «le vote blanc n'est pas qu'une vague fantaisie mais un thermomètre de la démocratie». «Nous devons entendre la détresse de nos concitoyens, pour mieux leur répondre», a poursuivi l'élu, tandis que l'écologiste Hélène Lipietz a jugé qu'il vallait «mieux voter blanc que bleu Marine».

 

La reconnaissance du vote blanc est un vieux serpent de mer de la vie politique française. En vingt ans, pas moins de trente textes parlementaires ont été déposés sur le sujet. L'un d'eux avait même été adopté à l'Assemblée nationale en 2003 avant de voir son parcours législatif interrompu dans une navette au Sénat. En pourcentage, les bulletins blancs ou nuls comptabilisés ensemble le 6 mai 2012, lors du second tour de l'élection présidentielle, ont représenté pas moins de 5,8 % des quelque 37 millions de suffrages.

(source leFigaro.fr ) 

 

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