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03/03/2014

LE CERVEAU PERÇOIT LE SMILEY COMME UN VRAI VISAGE

 

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Une étude australienne démontre que les émoticônes ne sont pas traités par le cerveau comme du simple texte mais bien comme des visages.

 

Les émoticônes, ou smileys, sont partout. Preuve de son succès, le mythique:-) s'invite aujourd'hui dans les laboratoires de recherche. Une équipe de chercheurs australiens a récemment publié dans la revue Social Neuroscience une étude démontrant que le cerveau n'interprète pas les émoticônes comme une simple suite de caractères mais bel et bien comme un visage.

Décrypter les processus cérébraux mis en jeu dans la reconnaissance des visages occupe de nombreuses équipes de recherche dans le monde. «Ces mécanismes sont très complexes et nous avons encore beaucoup à découvrir, explique Bruno Rossion, chercheur à l'Institut des neurosciences de l'université de Louvain, en Belgique. Cette étude apporte des éléments nouveaux sur le degré d'interprétation dont est capable le cerveau humain.»

Pour leurs travaux, Owen Churches et ses collègues de l'université de Flinders (Adélaïde, Australie du Sud) ont utilisé une technique simple mais qui a largement fait ses preuves: mesurer l'activité du cerveau grâce à des électrodes posées sur le crâne du sujet. «Le gros avantage de l'électroencéphalographie est qu'elle montre le déroulement chronologique des réponses cérébrales, ce que ne fait pas l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique par exemple», précise Bruno Rossion.

Une histoire d'interprétation

Des images d'objets, de visages et d'émoticônes ont été présentées aux vingt sujets de l'expérience et les chercheurs ont mesuré une onde électrique particulière «N170». Les caractéristiques de cette onde varient selon ce que le cerveau reconnaît. «Nous avons comparé les ondes N170 produites par le cerveau face à des visages et à des émoticônes», explique Owen Churches. Les résultats sont sans appel: le cerveau réagit aux émoticônes non pas comme face à du texte ou des objets, mais bien comme il le fait face à des visages.

Par contre, si les sujets observent des émoticônes sens dessus dessous, le cerveau analyse alors l'image comme celle d'un objet quelconque. Ce n'est pas le cas pour un vrai visage: face à une photo de personne présentée à l'envers, le cerveau parvient toujours à reconnaître de quoi il s'agit.

«Ce résultat conforte les conclusions de travaux récents qui ont démontré que le cerveau interprète, plus qu'il ne traite mécaniquement, les informations visuelles qu'il reçoit, commente Bruno Rossion. Ce type de données peut contribuer à mieux comprendre ce qui se passe chez les patients qui, après des accidents, présentent des difficultés à reconnaître des visages.»

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  • (source leFigaro / Par Stéphany Gardier)

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