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15/03/2014

LE VIN EST IL L'AMI DE VOTRE COEUR ET DE VOS ARTERES - PIERRE-CHRISTOPHE BAGUET VOUS DONNE RENDEZ VOUS LE 20 MARS

 

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AVIS D'EXPERT - Le professeur André Vacheron, cardiologue, président honoraire de l'Académie nationale de médecine, explique pourquoi boire deux à trois verres de vin par jour protège des maladies cardiovasculaires.

 

Le vin est une boisson extraordinaire puisqu'on en trouve mention 4 000 ans avant Jésus-Christ, dans les tombes des pharaons. Hippocrate a été le premier à vanter ses vertus médicinales quatre siècles avant Jésus-Christ, mais il précisait que, «comme l'amour, le vin en excès pouvait avoir des effets tout à fait délétères pour la santé». Cependant, il faut attendre le XXe siècle pour que des travaux scientifiques démontrent que le vin, consommé avec modération, a un effet bénéfique sur la santé.

Le «French paradox»

Dans les années 1980, plusieurs chercheurs montrent par comparaison entre des populations consommatrices ou non de vin qu'il diminue la mortalité cardiovasculaire. Mais c'est un reportage de la chaîne américaine CBS qui, en 1991, déclenche avec l'émergence du «French paradox» un phénomène mondial en faveur du vin au bénéfice de la santé. Ce soir-là, en effet, sur la chaîne télévisée, Serge Renaud, chercheur à l'Inserm de Lyon, explique pourquoi, malgré une alimentation aussi riche en graisses animales, les Français, traditionnels buveurs de vin, ont trois fois moins de récidives d'infarctus.

Ce que confirme une grande étude épidémiologique pilotée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'étude MONICA, montrant clairement une diminution de la mortalité cardiovasculaire chez les buveurs modérés de vin (un à trois verres par jour). Ce qui expliquerait pourquoi la France a le plus faible taux de mortalité artérielle au monde après le Japon et comment une association de cardiologues américains a choisi de se mettre sous le patronage de Serge Renaud, le père du «paradoxe français».

Ne pas confondre vin et alcool

Certes, le vin contient de l'alcool, mais, consommé avec modération, son bénéfice pour la santé l'emporte sur les risques bien connus liés à l'alcoolisme. En effet, comme l'a montré une étude danoise, le risque de mortalité globale est diminué de 50 % chez les buveurs de vin, mais augmenté chez les buveurs de bière et de spiritueux. De même, une étude récente réalisée sur des porcs hypercholestérolémiques a mis en évidence que seule la consommation de vin, par rapport à une consommation de vodka ou à l'abstinence, entraînait une vasodilatation artérielle. C'est que le vin, à la différence des spiritueux, contient des polyphénols, notamment des tanins, que l'on trouve dans la peau et les pépins du raisin, dont le resvératrol, plus particulièrement protecteur.

Cet antioxydant empêche le mauvais cholestérol de pénétrer la paroi artérielle et d'y constituer une taupinière de graisse qui, en bloquant l'irrigation du muscle cardiaque, finit par boucher l'artère coronaire et par déclencher l'infarctus du myocarde… Des chercheurs ont ainsi démontré que, sur des lapins dont on a fait monter le taux de cholestérol par un régime riche en acides gras saturés et en beurre, on pouvait éviter le développement de ces taupinières ou plaques d'athérome en leur faisant boire du vin, sans alcool, mais avec du resvératrol…

En dehors de cette action sur la paroi artérielle et sur les coronaires, le vin semble aussi augmenter la longévité et ralentir le vieillissement. L'étude PAQUID, qui a porté sur 4 000 personnes de plus de 65 ans entre 1988 et 1997, a montré que, chez les buveurs modérés de vin et âgés, la maladie d'Alzheimer survenait de façon beaucoup moins fréquente. On le doit essentiellement à l'action des polyphénols, qui stimulent la production de monoxyde d'azote et, par un effet vasorelaxant, relâchent la paroi artérielle. Les vins rouges en contiennent le plus (5 mg/litre), après une fermentation de plusieurs semaines dans des barriques de chêne, donnant des tanins riches en polyphénols.

Avec modération…

Pour les cardiologues, le vin est l'ami de nos artères… à condition d'être consommé avec modération. En effet, n'oublions pas qu'un verre de vin apporte 100 kcal et 10 g d'alcool en moyenne et une alimentation trop riche en vin avec des excès chroniques favorise au contraire l'hypertension artérielle. Mais, en se limitant à 2-3 verres par jour, on peut espérer une diminution du risque cardiovasculaire de 30 à 40 %, tandis que la courbe de la mortalité artérielle remonte dès qu'il y a consommation excessive…

Pour revenir à l'étude MONICA, elle a montré également une diminution de la prévalence de la maladie coronaire du nord au sud de l'Europe avec un véritable gradient nord/sud. Les maladies coronaires s'avèrent beaucoup moins fréquentes chez les consommateurs de vin, en même temps qu'il y a une diminution de la consommation d'alcool distillé, davantage bu dans les pays du nord de l'Europe.

Par conséquent, plutôt que de «paradoxe français», il vaudrait mieux parler de «paradoxe méditerranéen», car le vin n'est certainement pas le seul nutriment qui intervient dans l'amélioration du risque cardiovasculaire. La présence de fruits, de légumes et de poisson y participe grandement.

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  • (source LeFigaro.fr /Par André Vacheron)

JEUDI 20 MARS, C'EST à BOULOGNE-BILLANCOURT

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