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26/03/2014

REMANIEMENT : LES MINISTERES A L'HEURE DES CARTONS DE DEMENAGEMENT // A SUIVRE... LA DEUXIEME VAGUE DE DIMANCHE

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Aux ministères de l'Éducation, de la Justice et de l'Intérieur, les membres des cabinets de Vincent Peillon, Manuel Valls et Christiane Taubira oscillent entre l'attentisme et la quête d'une porte de sortie.

 

Atmosphère électrique rue de Grenelle

Des cartons ont déjà été commandés rue de Grenelle, les rumeurs de remaniement concernant Vincent Peillon se faisant pressantes. «L'atmosphère est électrique. On sent la fin de règne. Le dossier mal ficelé des rythmes scolaires et celui des classes préparatoires n'ont pas aidé le ministre», pronostique un haut fonctionnaire, habitué de la maison. L'Express.fr avait surtout révélé le contenu de courriels édifiants ces dernières semaines, au sein du ministère de l'éducation nationale. Le 18 février, Jean-Paul Delahaye, directeur général de l'enseignement scolaire s'étonnait de la tonalité d'une séance de travail pilotée par le directeur de cabinet, Alexandre Siné qui semble s'être mis à dos l'ensemble de ses collaborateurs. «Ci-dessous le compte rendu que me font mes collaborateurs de la séance de travail que tu as tenue. J'y observe une fois de plus l'élégance de tes propos à mon égard quand je ne suis pas là. Il se trouve qu'aujourd'hui j'ai vu une équipe à Nantes qui fait un travail formidable avec ce dispositif et qui remercie chaleureusement le ministre. Je n'ai pas eu le sentiment qu'ils me prenaient pour un amateur. Je vais te faire un immense plaisir, j'ai annoncé au ministre que je ne veux plus travailler dans une telle ambiance et que je vais partir».

Le 19 février, Jean-Paul Delahaye envoyait son mail à l'ensemble du cabinet. «À plusieurs reprises ces dernières semaines, des collaborateurs de la direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO) ont été pris à partie lors de réunions se déroulant hors de ma présence par le directeur de cabinet du ministre. Ils ont été l'objet d'accusations en «amateurisme», en «incompétence», la DGESCO ne serait «pas dirigée», les dispositifs voulus par le ministre ne seraient pas «pilotés», nos textes seraient «indigents», etc. Ces mises en cause ont profondément touché des fonctionnaires exemplaires et fortement investis dans leurs missions. En tant que directeur général je me dois de protéger les personnels de la DGESCO. C'est pourquoi, plus personne de la DGESCO ne participera à des réunions présidées par le directeur de cabinet hors de ma présence. C'est une décision qui prend effet immédiatement.»

Les protagonistes de cette affaire sont d'ores et déjà sur le départ. Alexandre Siné devrait rejoindre son corps d'origine, l'Inspection des Finances, et Jean-Paul Delahaye a déjà annoncé son départ. Bernard Lejeune, le directeur adjoint de cabinet aurait aussi trouvé une porte de sortie. Au ministère de l'éducation, les fonctionnaires tentent de deviner qui pourrait succéder à Vincent Peillon. Tour à tour, on a entendu parler de Benoît Hamon, de Bertrand Delanoë et surtout dernièrement de Ségolène Royal, à la tête d'un grand ministère regroupant l'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche et la culture...

Place Vendôme, on anticipe un second tour calamiteux

Au ministère de la Justice, on philosophe, un brin dilettant. La réforme pénale? Elle est toujours d'actualité. «Du moins jusqu'au second tour des municipales. On a bien le temps de se poser la question si l'on maintient son examen en commission des lois le 2 avril. D'ici là, il y aura peut-être eu un remaniement ministériel». Le ton se veut léger. Mais l'on anticipe déjà un second tour calamiteux avec dans la foulée un remaniement qui n'attendra pas les élections européennes. Le rendez-vous d'André Vallini à l'Elysée en pleine affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy , il y a dix jours, et celui de la ministre de la justice dans la foulée a créé un petit trou d'air. Et beaucoup estime qu'elle pourrait faire les frais du remaniement annoncé.

Il faut dire que Christiane Taubira incarne à elle toute seule, les vingt premiers mois de la présidence Hollande. C'est elle qui a porté haut et fort le mariage pour tous qui a réveillé des antagonismes forts dans la société française. C'est elle aussi qui a polarisé toutes les inquiétudes lors de l'annonce de sa réforme pénale. Cette dernière a d'abord suscité la colère du ministre de l'Intérieur, bien conscient du symbole de laxisme qu'elle allait propager. La ministre a du mettre de l'eau dans son vin. En revanche elle a imposé à l'Elysée son calendrier parlementaire, pour un vote juste après les Municipales. Beaucoup auraient préféré que cette réforme soit reléguée à la fin de l'année.

Ni fièvre, ni effervescence à Beauvau

Dans les couloirs du ministère de l'Intérieur, aucun signe ne laisse présager en surface d'un éventuel départ de Manuel Valls. Ni fièvre, ni effervescence particulière n'est semble-t-il venu troubler l'emploi du temps du cabinet et des directeurs de services. La semaine dernière, l'hôte de la place Beauvau a même réuni tour à tour un certain nombre de hauts fonctionnaires pour leur demander de plancher sur une série de projets et de trouver des idées novatrices dans les semaines et les mois à venir, pour «faire avancer la machine». «Preuve que son action comme premier flic de France, un poste qu'il affectionne tout particulièrement, s'inscrit dans la durée», décrypte un de ses proches.

«En novembre dernier, juste avant que Jean-Marc Ayrault ne dégaine sa réforme fiscale, l'idée de faire ses valises pour Matignon était assez avancée», confie un haut fonctionnaire. Mais depuis lors, même si la place Beauvau bruisse d'incessantes rumeurs, Manuel Valls n'a guère caché son attention de mener à terme de grands projets qu'il a initié dès son arrivée en mai 2012. Dont une réforme des services de renseignement, la poursuite du redéploiement des zones prioritaires de sécurité (ZSP) ou encore un projet de loi sur l'immigration encore dans les cartons et qui n'a pas été mis à l'agenda. «Et s'il voit régulièrement des leaders syndicaux, cela n'a rien de neuf puisqu'il a toujours agit ainsi», précise-t-on dans son entourage. Le mauvais score des socialistes au premier tour des municipales pourrait changer la donne et rendre à nouveau crédible l'hypothèse d'un départ vers Matignon.

 

(source LeFigaro.fr / Marie-Estelle Pech)

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