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17/04/2014

MANUEL VALLS A ROME POUR LA CANONISATION DE JEAN-PAUL II ET DE JEAN XXIII

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LE SCAN - Il y a trois ans, pour la béatification de l'ancien souverain pontife polonais, c'était François Fillon qui représentait la France. Une délégation jugée «choquante», à l'époque, par le Parti socialiste.

Le 27 avril prochain, Manuel Valls sera à Rome pour un déplacement très symbolique. Le premier ministre représentera la France pour les canonisations de Jean-Paul II et de Jean XXIII par le pape François, selon les informations de L'Opinion . Un retour à Rome pour le chef du gouvernement, qui, en tant que ministre de l'Intérieur et des Cultes, avait déjà rendu visite au pape lors du voyage d'Etat de François Hollande en janvier.

La canonisation, un rituel que connaît déjà Manuel Valls. En octobre 2012 il était à Rome pour la canonisation du missionnaire jésuite Jacques Berthieu, premier saint de Madagascar. Une visite réalisée alors à la demande de Jean-Marc Ayrault.

 

Mais il y a peu, le Parti socialiste critiquait ce type de déplacement. Lors de la béatification de Jean-Paul II, étape indispensable avant la canonisation, c'était François Fillon, en tant que premier ministre, qui s'était rendu à Rome pour représenter la France. Une décision «choquante», jugeait alors Solferino.

«Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu'elle concerne un Français», expliquait le PS dans un communiqué signé à l'époque par Axel Urgin, secrétaire national à la laïcité et à la diversité. «Venant de la part de Nicolas Sarkozy, qui aurait même songé à s'y rendre personnellement, cette décision ne surprend pas, mais elle reste particulièrement choquante», poursuivait le Parti socialiste, rappelant que la France est une «République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances».

Un déplacement qui arrivait également dans un contexte tendu. La sphère politique était encore agitée par un long débat sur la laïcité et la place de l'islam en France, et François Baroin, pour justifier ce déplacement, avait expliqué que «la France était la fille aînée de l'Eglise». «Inadmissible et profondément déplacé», considérait alors le PS.

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(source leFigaro.fr )

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