UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/05/2014

LES ETATS-UNIS BOIVENT DESORMAIS PLUS DE VIN QUE LA FRANCE

bouteille_vin.jpg

Avec plus de 45 litres par habitant et par an, les Français consomment toutefois cinq fois plus que les Américains.

 

Du jamais vu dans l'histoire de l'Organisation internationale du vin (OIV)! En 2013, les États-Unis sont devenus le premier marché mondial de vin, dépassant pour la première fois la France. «Au total, on a bu 29,1 millions d'hectolitres de vin aux États-Unis, soit 1 million de plus que dans l'Hexagone, rappelle Jean-Marie Aurand, directeur général de l'OIV. La France a vu sa consommation diminuer de 6,9 %, tandis qu'outre-Atlantique elle augmentait de 0,5 %.»

Toutefois, par habitant, la France reste à la première place mondiale avec plus de 45 litres par habitant et par an, soit cinq fois plus qu'aux États-Unis. «Mais on note dans l'Hexagone une tendance régulière à la baisse depuis plusieurs décennies», précise Jean-Marie Aurand. En effet, on consommait en France dans les années 1960 près de 120 litres de vin par an et par habitant. La crise économique, les changements de comportements (il est recommandé de boire avec modération) et l'attrait pour d'autres boissons alcoolisées expliquent ce repli.

Michelimages.jpegFace à cette évolution préoccupante pour leur activité, les professionnels du vin, et plus précisément les négociants, tirent la sonnette d'alarme. «Notre filière est en danger, déplore Michel Chapoutier (photo) , président de l'UMVIN (Union des maisons et marques de vin). La part de la France sur le marché mondial a chuté de 50 % depuis trente ans. Dans le même temps, nos concurrents augmentent leur compétitivité et accroissent leur présence à l'international. Les importations ont ainsi augmenté de 10 % en France», poursuit-il.

Troisième exportateur

L'Hexagone, longtemps premier exportateur de vin au monde, se voit rétrogradé à la troisième place en 2013, derrière ses rivaux espagnols et italiens. Parmi les propositions mises en avant par la filière figure celle d'un fonds d'urgence à l'export, «mobilisable pour des actions de défense d'intérêts sectoriels sur le marché mondial». L'organisation préconise aussi de «développer la formation des candidats à l'exportation pour assurer la création de valeur».

La France possède un véritable savoir-faire en la matière. La vente des produits haut de gamme à l'étranger, champagne et grands crus, a rapporté 7,8 milliards d'euros en 2013 à la balance commerciale française, 2 milliards de plus que pour les Italiens. Toutefois, la France pourrait faire mieux en proposant des produits plus adaptés aux attentes des consommateurs. «Pour gagner des parts de marché il faut être présent sur toutes les gammes de vin y compris ceux sans indication géographique protégée», estime Nicolas Ozanam, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Autre souci pour les négociants en vin: les fameux droits de plantation, dont les règles du jeu changeront au niveau européen dès le 1er janvier 2016. Le vignoble français, qui a vu sa surface baisser de 14 % entre 2002 et 2013, pour atteindre 780.000 hectares, ne pourra pas augmenter de plus de 1 % par an, soit au plus 7 800 hectares.

 

 

 

(source LeFigaro.fr / Eric de La Chesnais)

Les commentaires sont fermés.