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18/05/2014

ECONOMIE : LES CONSOMMATEURS PRETS A ACHETER LEUR VOITURE SUR INTERNET

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Les distributeurs automobiles traditionnels risquent de subir la concurrence d'acteurs issus du Web

La révolution est pour demain dans l'achat de voitures. Dans une étude réalisée par Capgemini, 48 % des Français interrogés se déclarent prêts à acheter leur voiture sur Internet. «Il s'agit d'une vraie rupture», constate Emmanuel Gavache, directeur au sein de l'entité «automobile» de Capgemini Consulting. En un an, la volonté d'achat sur Internet, qui consiste à choisir un modèle de véhicule, le payer en ligne pour qu'il soit ensuite livré à domicile, est passée de 39 % à 48 %. Le consultant précise qu'«à ce niveau, il devient viable économiquement de créer une activité de vente de véhicules sur Internet».

Cette évolution va contraindre constructeurs et concessionnaires à réagir. «S'ils ne le font pas, des nouveaux acteurs vont sans aucun doute occuper le terrain, estime Emmanuel Gavache. Et ces acteurs traditionnels risquent alors de subir le même sort que l'hôtellerie, avec l'émergence de sites comme Booking». Spécialisé dans la réservation de chambres d'hôtels en ligne, ce site a sans doute provoqué une perte de revenu pour les hôteliers comprise entre 20 et 25 %.

 

Aujourd'hui, cependant, «les ventes de voitures sur Internet sont extrêmement marginales en France», LAMI 386_0.jpgconstate Olivier Lamirault, (photo)  président de la branche concessionnaires du Conseil national des professions automobiles (CNPA). Ces dernières années, les constructeurs ont bien tenté quelques opérations coups de poing. Mercedes a ainsi lancé une opération sur vente-privee.com début avril pour vendre quelques centaines de son utilitaire Citan. Il s'agit cependant souvent d'opérations promotionnelles destinées à écouler des modèles qui se vendent difficilement. Peugeot avait ainsi vendu une centaine de 1007, également sur vente-privee.com en 2007. Cette opération avait connu un grand succès, mais avec 30 % de ristourne, «n'importe quel concessionnaire serait parvenu au même résultat», estime Olivier Lamirault.

Des ristournes de 20 %

Car le prix reste la principale motivation des consommateurs. Ils sont 45 % à mettre ce critère en avant dans l'étude de Capgemini. «Il faut que les constructeurs, qui connaissent parfaitement les produits, et les concessionnaires, qui connaissent les clients, parviennent à une position commune pour créer un nouvel équilibre, notamment en termes de prix», analyse Emmanuel Gavache. Sans quoi, de nouveaux entrants, sans nécessité de rentabiliser un réseau de points de vente, pourront se montrer beaucoup plus agressifs sur les prix, sans doute de l'ordre de 20 %, ce qui mettrait en risque l'ensemble du modèle de la distribution automobile. Surtout que les constructeurs n'auront pas les moyens d'empêcher l'émergence d'une nouvelle concurrence. Il y a une quinzaine d'années, ils avaient tenté de freiner celle des transitaires qui jouaient sur les différences de taxation entre les pays européens. Ils ont disparu lorsque les États ont harmonisé la fiscalité. Mais les constructeurs, eux, n'ont pas trouvé de parade.

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(source leFigaro.fr / Emmanuel Egloff)

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