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05/06/2014

MAIGRIR, MÊME TEMPORAIREMENT , EST BON POUR LE COEUR

 

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Plus le temps passé en surpoids au cours de sa vie est long, plus les facteurs de risques cardio-vasculaires sont présents.

 

Perdre du poids - même un peu et de façon non durable - est bénéfique pour le cœur et les artères, quel que soit l'âge. C'est ce message encourageant que vient de livrer une vaste étude épidémiologique parue dans la revue médicale The Lancet Diabetes & Endocrinology. «Nos recherches, issues d'un examen de données avec un recul de plus de 60 ans, montrent que toute réduction de la surcharge pondérale à l'âge adulte réduit les facteurs de risques cardiovasculaires à long terme», souligne le Pr John Deanfield, auteur principal de l'étude. Cet impact positif est relevé même si la perte de poids a été modeste et même si elle a été temporaire.

Pour ce travail d'observation, les chercheurs (University College de Londres) ont suivi près de 1300 hommes et femmes depuis leur naissance. L'objectif était d'analyser la corrélation entre l'évolution de la courbe de poids dans le temps et les facteurs de risques cardiovasculaires après 60 ans. La taille et le poids de chaque volontaire ont été mesurés à cinq reprises durant l'enfance, puis quatre fois entre 36 et 64 ans, ce qui a permis de les classer en trois catégories distinctes: les patients de poids normal, en surpoids et obèses. L'évaluation est survenue entre 60 et 64 ans, par des mesures de l'hypertension, du diabète et de l'épaisseur de la paroi des artères.

Conclusion: «Plus l'exposition à un poids excessif à l'âge adulte est prolongée, plus les facteurs de risques cardiovasculaires sont présents par la suite, entraînant un épaississement artériel». Mais un changement de catégorie (de l'obésité au surpoids ou du surpoids au poids normal) se traduit par une amélioration des indicateurs et ce, même si la personne a finalement retrouvé son indice de masse corporelle (IMC) initial.

«Agir le plus tôt possible»

Selon Pr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l'Institut Pasteur de Lille, le travail des chercheurs peut donc se traduire par ce message de prévention: «De la même manière qu'on a toujours intérêt à réduire sa consommation de tabac, il est bénéfique pour la santé cardiovasculaire de perdre du poids, même si c'est quelques kilos et même après 55 ans». Dans l'étude, 13 % des participants ont maigri durant le suivi, mais seuls 2 % sont parvenus à maintenir cet acquis dans le temps.

Robuste par son inscription dans le long terme, l'étude britannique présente toutefois des limites. Les scientifiques ont en effet mesuré des facteurs de risque, qui renseignent de manière indirecte sur la santé cardiovasculaire, et non les événements eux-mêmes (AVC, Infarctus, etc.). En outre, ils n'indiquent pas la pr-claire-mounier-vehier-blouse.jpgraison de la perte de poids et n'ont pas pris en compte les facteurs liés au mode de vie des volontaires.

Vice-présidente de la Fédération française de cardiologie, le Pr Claire Mounier-Vehier (photo)pointe de son côté une autre conclusion positive. «Les chercheurs précisent qu'il n'y a pas de conséquence de l'obésité infantile sur les facteurs de risque à l'âge adulte si l'excès de poids des enfants s'améliore dans le temps, même de façon modérée, souligne-t-elle. On a donc tout intérêt à agir le plus tôt possible sur notre hygiène de vie en se nourrissant de manière équilibrée, en évacuant le trop plein de stress pouvant faire grossir et en faisant de l'exercice physique dès la petite enfance».

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