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07/06/2014

DES RADARS ENCORE PLUS NOMBREUX CET ETE SUR LA ROUTE DES VACANCES

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Pour lutter contre les excès de vitesse importants et limiter les accidents, la Sécurité routière a décidé de généraliser la présence des radars embarqués à l'ensemble de la France.

 

Impossible d'y échapper. À l'approche des vacances d'été, la Sécurité routière a annoncé la généralisation à l'ensemble du territoire des radars embarqués pour un contrôle «plus efficace» des excès de vitesse. Les Alpes-de-Haute-Provence, la Haute-Corse, l'Ardèche et les Hautes-Pyrénées feront ainsi partie des 22 nouveaux départements dotés de ces «radars mobiles de nouvelle génération» d'ici mi-juillet. Une flotte de 150 véhicules de police et gendarmerie sera dotée de ce dispositif. L'objectif est de parvenir à 200 voitures équipées d'ici à la fin de l'année puis à 300 en 2015.

Si ces nouveaux radars sont tant redoutés par les automobilistes, c'est qu'ils sont «invisibles». À bord de voitures banalisées, ils peuvent flasher lors d'un dépassement, en sens inverse et même à l'arrêt. Les Renault Megane et Peugeot 207 sont déjà connues pour être pourvues de cette technologie mais aujourd'hui il faudra également prêter l'œil aux Citroën Berlingo. Trente-et-un sont sur le point d'être livrés aux forces de l'ordre. «Avec ces radars, on peut contrôler les automobilistes là où ils ne s'y attendent pas», explique Aurélien Wattez, de la Délégation à la sécurité et à la circulation routière.

«Une arme de rentabilité»

Ce dispositif mis en place au moment des grands départs n'est pas une surprise pour l'association 40 millions d'automobilistes. «Ces radars sont une arme de rentabilité et n'ont rien de pédagogique puisque les automobilistes ne les voient pas», dénonce Pierre Chasseray, délégué général de l'association. Selon lui, les radars ne sont pas une solution pour faire baisser le nombre de morts sur les routes. «On nous dit que la majorité des accidents est due à une consommation d'alcool ou de stupéfiants. Vous croyez vraiment qu'un radar va aider à lutter contre ce problème?, s'interroge le délégué général. Les radars ne vont pas guérir les automobilistes de l'alcoolisme au volant». La sécurité routière précise que les détecteurs de vitesse embarqués sont seulement «complémentaires des autres outils de contrôle».

Les radars nouvelle génération n'ont pas chômé depuis leur mise en service le 14 mars 2013. En quinze mois, 270.000 amendes ont été dressées pour excès de vitesse. Un chiffre modeste à côté des 18,9 millions de flashs enregistrés en 2013 par les radars fixes et mobiles. Principalement utilisé pour les excès de vitesse importants, un radar embarqué relève en moyenne 17 infractions par jour et par département. Un bon résultat selon la Sécurité routière, qui précise que le dispositif ne peut fonctionner qu'avec deux policiers ou gendarmes présents et non 24h/24 comme les radars automatiques. Au total, 4200 radars veilleront au bon respect les limitations de vitesse sur les routes pendant la belle saison. L'été dernier, le nombre de flash avaient été plutôt faible avec 20 prises par jour contre 27 en moyenne.

 

(Source LeFigaro.fr /Leslie Bourrelier)

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