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20/06/2014

CANCER DE LA PEAU : TOUTES LES EXPOSITIONS SOLAIRES SONT MAUVAISES

 

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Le type d'exposition au soleil augmente différemment le risque de survenue des trois principaux cancers de la peau. Une nouvelle étude américaine fait le point.

 

L'exposition solaire augmente le risque de cancer de la peau. Cela a été dit et répété. Mais il existe des nuances concernant le type d'exposition et la période au cours de la vie qui ont toute leur importance. Le carcinome est davantage lié à l'accumulation d'UV au cours de la vie, tandis que le mélanome peut résulter de quelques coups de soleil pendant l'enfance. Une étude parue dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention confirme ces liens et apporte des données chiffrées.

Des chercheurs de l'université Brown, à Providence (États-Unis), ont en effet analysé les liens entre type d'exposition et cancer de la peau chez 108.916 infirmières américaines (cohorte Nurses' Health Study II) suivies pendant vingt ans entre 1989 et 2009. Les femmes répondaient régulièrement à des questionnaires qui ont permis aux auteurs de connaître le nombre de grains de beauté, les réactions au soleil durant l'enfance et l'adolescence, la couleur des cheveux, l'utilisation de cabines UV ou encore les antécédents familiaux de mélanome. Au cours de ce suivi, ils ont recensé 6955 carcinomes baso-cellulaires, 880 carcinomes épidermoïdes et 779 mélanomes.

Carcinome et mélanome, des processus différents

Les carcinomes représentent 90% des cas de cancer de la peau et surviennent généralement après 50 ans sur les zones découvertes du corps. Ils sont facilement opérables et guérissables grâce à une détection précoce, en dehors de cas de carcinomes spinocellulaires plus graves. Le mélanome cutané est beaucoup plus agressif du fait de son fort potentiel métastatique et peut survenir chez de jeunes adultes.

L'analyse statistique montre que les femmes qui se sont le plus exposé au soleil au cours de leur vie ont près de deux fois et demi plus de risque de carcinome que celles qui se sont protégé. En revanche, cette exposition chronique n'a pas augmenté le risque de mélanome.

Cinq coups de soleil suffit à augmenter le risque

Autre observations: les femmes qui ont subi au moins cinq coups de soleil avec cloques avant l'âge de vingt ans ont 80% de risque en plus d'avoir un mélanome que celles qui n'ont pas connu ce type d'incident. Ces coups de soleil augmentant également le risque de carcinome de 68%. En conclusion, l'accumulation de doses d'UV au cours de la vie augmente le risque de carcinome alors que les mélanomes sont davantage associés à des brûlures pendant la jeunesse.

«Ces résultats confirment les données antérieures sur les risques associés aux UV. Il est maintenant bien établi que le mélanome peut survenir chez des adultes qui ont connu des épisodes d'exposition forte et brève dans les 20 à 30 ans précédant l'apparition du cancer. Des études menées sur des populations migrantes ont bien montré que les personnes ayant passé leur enfance dans des pays nordiques développent moins de mélanomes que leurs nouveaux voisins davantage exposés au soleil pendant l'enfance. Mais cela ne concerne pas que les enfants. Les coups de soleil pris par les cadres aisés qui partent en vacances ponctuellement pour des destinations très ensoleillées, sous les tropiques ou en montagne, augmentent aussi le risque de cancer. Plus les coups de soleil sont forts et nombreux, plus le nombre de grains de beauté augmente et avec lui le risque de mélanome dans les années qui suivent», conclut le Pr Jean-Luc Schmutz, président de la société française de photodermatologie.

Risque plus élevé pour les peaux claires

Pour le Pr Martine Bagot, chef du service dermatologie à l'hôpital St Louis à Paris, «ces nouvelles données sont intéressantes dans la mesure où elles permettent de quantifier les risques auprès d'un nombre important de personnes. Mais il s'agit d'une population de femmes “non triée” et cela signifie que les risques sont encore plus élevés chez les sujets sensibles, blonds et roux à peau claire» rappelle-t-elle.

Face à l'explosion des cancers de la peau au cours de ces dernières années (leur nombre a triplé entre 1980 et 2012), le mot d'ordre est donc de se protéger contre tous les UV (UVA et UVB, qui semblent différemment impliqués dans l'apparition de ces cancers) et à tous les âges de la vie. L'Institut national du cancer recommande d'éviter de s'exposer entre 12 et 16 heures, de se couvrir en cas d'exposition (vêtements, lunettes, chapeau) et d'utiliser de la crème solaire régulièrement en cas de baignade. Il condamne en outre l'utilisation des cabines à UV.

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  • (source LeFigaro.fr /Par Aude Rambaud) 

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