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24/06/2014

PHARMACIES : LA PENURIE DE JEUNES POSE PROBLEME

 

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La moyenne d'âge des pharmaciens augmente et les jeunes diplômés sont de moins en moins nombreux à exercer, révèle l'Ordre des pharmaciens dans son dernier recensement national.

 

Dans son rapport démographique 2014, l'Ordre national des pharmaciens fait le point sur l'âge, la répartition géographique et sectorielle de ses membres. Les statistiques révèlent quelques tendances inquiétantes sur la profession.

• Peu de nouveaux pharmaciens

La France compte 74.270 pharmaciens actifs au 1er janvier 2014, dont 2452 nouveaux inscrits. En prenant en compte les départs à la retraite, ils ne sont que 378 de plus que l'année dernière. En comparaison, le numerus clausus (le nombre d'étudiants acceptés au concours d'entrée) est égal à 3095.

• Des pharmaciens âgés, qui retardent leur départ à la retraite

Les pharmaciens retardent leur départ à la retraite. Ils sont 20.000 à être âgés de plus de 56 ans, et 2600 ont plus de 66 ans. A l'inverse, le taux d'évaporation des jeunes diplômés atteint de nouveaux records: plus d'un quart des étudiants ne s'inscrivent pas dans les trois ans suivant l'obtention de leur diplôme.

«Les pharmaciens souhaitant cesser leur activité ont du mal à vendre leurs officines, car les jeunes candidats au rachat se font rares», s'inquiète Isabelle Adenot, Présidente de l'Ordre national des pharmaciens. «La moyenne d'âge des propriétaires de pharmacies avoisine les 50 ans, c'est beaucoup trop. Mais nous avons mis en place un sondage national sur plus de 20.000 étudiants, internes et pharmaciens de moins de 35 ans afin de mieux cerner les éléments qui pourraient les freiner à exercer. Nous élaborons une feuille de route contenant des propositions que nous soumettrons à leur approbation, et qui visent à inciter les jeunes à reprendre des officines, et mobiliser tous ces diplômés qui disparaissent de nos recensements.»

• En Ile-de-France, une densité inférieure à la moyenne

Les titulaires d'officine représentent 37% de la profession (27.753 pharmaciens). Le rapport met à nouveau en lumière un surnombre avec 35 pharmacies pour 100.000 habitants, malgré une fermeture tous les trois jours en 2013. L'île de France présente, contre toute attente, une densité inférieure à la moyenne nationale. Le maillage territorial est bon - notamment en raison d'une forte implantation des pharmaciens dans la région où ils ont obtenu leur diplôme (64%) - ce qui représente un motif de satisfaction pour l'Ordre des pharmaciens, .

• La tendance au regroupement des officines et des laboratoires

«En quelques années, le nombre de laboratoires a été divisé par deux, au profit de grands groupes», fait observer Isabelle Adenot. «L'un d'entre eux étend même son influence des Pyrénées jusqu'à Lyon!» Ces regroupements induisent une diminution du nombre de pharmaciens exerçant dans le libéral, au profit des établissements de santé (+4,2%).

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  • (source LeFigaro.fr /Par Jonathan Herchkovitch)

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