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27/06/2014

ET SI ON REMPLAÇAIT FRANÇOIS HOLLANDE PAR DIDIER DESCHAMPS

 

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FIGAROVOX/HUMEUR - Au Bourget, solennel, François Hollande imaginait ré-enchanter le rêve français. Et si Didier Deschamps y parvenait ?

 

Alexandre Devecchio est journaliste au Figaro et animateur du FigaroVox. Passionné par le cinéma, la politique et les questions liées aux banlieues et à l'intégration, il a été chroniqueur au Bondy blog.

 

France en pleine crise, recherche homme providentiel. Nicolas Sarkozy? L'ancien président de la République «veut tout changer», mais ses amis de l'UMP sont tentés de lui donner un conseil socratique «change-toi toi-même.». Alain Juppé? Il a essayé et échoué, il y a vingt ans, la providence ne repasse jamais les plats. François Fillon? Un orléaniste se transforme rarement en bonapartiste. Manuel Valls? Trois mois à Matignon et le voilà déjà rocardisé! Alors qui? Et si le sauveur était à chercher ailleurs. Depuis dix jours, un homme a su sortir le pays de sa torpeur. Cet homme, c'est le sélectionneur de l'Equipe de France, Didier Deschamps. L'ancien capitaine de l'Equipe de France, qui lui n'était pas un capitaine de pédalo, semble disposer de toutes les qualités dont François Hollande est dépourvu.

«Le changement, c'est maintenant!» promettait le locataire de l'Elysée. Didier Deschamps l'a fait. Héritier d'une équipe en crise, tout comme François Hollande d'un pays en crise, il a su opérer les choix nécessaires au redressement. Là où François Hollande, qui prétendait être le président de la jeunesse, a opté pour une synthèse molle entre les anciens et les modernes (Fabius et Sapin d'un côté, Valls et Montebourg de l'autre), DD a clairement joué la carte du renouvellement n'hésitant pas à écarter certaines «cadres» plus encombrants que réellement indispensables. Avec 26,37 ans de moyenne d'âge, la sélection française est la plus jeune des 5 dernières éditions de la Coupe du Monde.

«Moi président de la République, je ne diviserai pas les Français» avait déclamé François Hollande dans sa désormais célèbre anaphore. Didier Deschamp, président de la République, aurait toutes les qualités d'un vrai rassembleur, à commencer par l'autorité. Avec lui, pas de couacs, c'est le collectif «pour tous»: Samir Nasri en sait quelque chose. Didier Deschamps n'ignore rien non plus de la puissance des symboles. Le football, comme la religion ou la nation, est une mystique dont il faut respecter la liturgie. Bien plus qu'un simple karaoké d'estrade, la Marseillaise avant les matchs est un rite incontournable qui a le pouvoir de transcender les joueurs. Le pouvoir aussi de rassembler tout un peuple qui se reconnaît de nouveau dans son équipe. Christiane Taubira devrait en prendre de la graine.

Didier-Deschamps-au-Stade-de-France-le-19-novembre-2013_exact1024x768_l.jpgDepuis dix jours, un homme a su sortir le pays de sa torpeur. Cet homme, c'est le sélectionneur de l'Equipe de France, Didier Deschamps. L'ancien capitaine de l'Equipe de France, qui lui n'était pas un capitaine de pédalo, semble disposer de toutes les qualités dont François Hollande est dépourvu.

Au Bourget, solennel, François Hollande imaginait ré-enchanter le rêve français. Et si Didier Deschamps y parvenait? Dans une interview à l'Equipe peu avant le mondial, le sélectionneur déclarait justement «Le rêve est permis». Trop jeunes, trop inexpérimentés les Bleus? Qu'importent les pronostics d'experts autoproclamés pour lesquels il n'y a qu'une seule politique possible, qu'un seul football possible, Didier Deschamps est déterminé à faire de nouveau de la France une grande nation. Son entrée fracassante dans la compétition lui donne raison d'y croire. Les cassandres lui prédisent un retour au réel brutal en quart de finale lors du choc annoncé contre l'Allemagne. Mais il n'est pas certain que la France se laisse dicter son jeu par l'adversaire. Didier Deschamps offrira peut-être à François Hollande sa première victoire face à Angela Merkel.

S'il va jusqu'au bout de l'aventure, le sélectionneur sera probablement invité à l'Elysée pour y soulever son trophée. La passation de pouvoir pourrait avoir lieu à cette occasion. Que faire alors de François Hollande? Depuis deux semaines, le président de la République ne peut s'empêcher de livrer sa petite analyse technico-tactique à chaque fois qu'on lui tend un micro. Sa reconversion est toute trouvée: comme Daniel Cohn-Bendit, il peut devenir une brillant commentateur sportif. Quant à Didier Deschamps, s'il n'est pas de la promotion Voltaire, il déjà tous ses diplômes d'entraîneur et l'habitude de la pression populaire. Chiche?

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(source LeFigaro.fr // Alexandre Devecchio)

 

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