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13/07/2014

SARKOZY : CEUX QUI L'ATTENDENT, CEUX QUI HESITENT ET CEUX QUI S'Y OPPOSENT

 

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Face au possible retour de l'ancien président, sarkozystes historiques et autres anciens proches s'organisent, faisant ainsi bouger les lignes entre les partisans de son «come-back» et les opposants.

 

• Les indéfectibles soutiens

 

L'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Crédits photo : Abaca/Liewig Christian/ABACA

Brice Hortefeux: C'est lui qui a battu en premier le rappel pour le retour de Nicolas Sarkozy. Fidèle d'entre les fidèles, Brice Hortefeux estimait début juin dans Le Monde que le retour de l'ex-président à la tête de l'UMP devenait une «nécessité». Un souhait qui, dans la bouche de l'ancien ministre, fait quasiment figure d'annonce officielle, tant l'«ami de quarante ans» a l'habitude de jouer le porte-parole officieux. Depuis, il s'efforce de resserrer les rangs des sarkozystes et de déminer le terrain pour faciliter son retour.

Nadine Morano: Indéfectible soutien, Nadine Morano appelle sans cesse au retour de Nicolas Sarkozy. Pour elle, il «n'a pas le choix, il doit revenir». «Nous avons besoin d'un vrai leader, nous avons besoin d'un chef, nous avons besoin de quelqu'un qui incarne une vraie politique. Donc je dis à Nicolas Sarkozy: “C'est maintenant ou jamais”», lançait-elle début juin sur iTélé. Samedi matin encore, elle lui a conseillé de soigner son look en prévision de son retour. «Il lui reste deux mois pour se raser», a-t-elle écrit sur Twitter.

 Roger Karoutchi: Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine multiplie les appels au retour de Nicolas Sarkozy. «Nicolas Sarkozy, on a besoin de toi, reviens», avait-il lancé début juin. Depuis, il réclame une accélération de son calendrier de retour.

• Les sarkozystes qui hésitent

Christian Estrosi: Secrétaire général de l'association des amis de Nicolas Sarkozy, fondée au lendemain de la défaite de 2012, Christian Estrosi n'en a pas moins décidé de prendre ses distances avec l'ex-président. Dans une interview samedi à Nice matin, l'ancien ministre se défend d'être un «Sarko béat», y allant de ses commentaires acerbes sur son bilan à la tête de l'État. «La plus grande erreur a sans doute été l'ouverture», regrette-t-il. Surtout, le maire de Nice franchit un cap dans son opposition: il affirme qu'il pourrait être candidat à la primaire de 2017 face à son ancien mentor. Un pas qu'il n'avait jamais osé franchir jusque-là.

 Henri Guaino: Dans la bataille qui se joue actuellement pour la tête de l'UMP, l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy serait bien tenté par une candidature à l'automne pour incarner les valeurs d'une droite qui s'assume, comme le rapportait L'Opinion le 18 juin. Depuis plusieurs jours, Henri Guaino consulte à tout va au sein de l'UMP. Mais osera-t-il affronter son ex-patron si celui-ci se présentait? S'il déclare avoir conservé de très bonnes relations avec lui, il juge toutefois, selon L'Opinion, que les choses ont changé. «Je ne souhaite plus avoir le rôle que j'ai eu à ses côtés. Je ne retournerai pas à l'Elysée», affirmait-il fin avril.

• Ses anciens ministres devenus opposants

François Fillon: Il avait commencé à se démarquer de Nicolas Sarkozy dès le lendemain de sa défaite, le 6 mai 2012. Depuis, François Fillon n'a eu de cesse de se présenter comme son rival numéro un. Dans une interview jeudi à L'Express, l'ex-locataire de Matignon marque sa «rupture» avec l'ancien président en vue de 2017. Un slogan qui rappelle le vocabulaire de la campagne de l'UMP pendant la présidentielle de 2007 et qui vise justement Nicolas Sarkozy.

 Xavier Bertrand: C'est sans doute le plus virulent à l'égard de Nicolas Sarkozy. Depuis plusieurs mois, Xavier Bertrand, qui fut pourtant le porte-parole de l'ex-président en 2007, mène une fronde ouverte contre lui. Dernière attaque en date: il y a une semaine dans le JDD, l'ancien ministre estimait que Nicolas Sarkozy ne saurait incarner le renouvellement à l'UMP. Dans la pratique, le maire de Saint-Quentin (Aisne) promet qu'il sera candidat à la primaire de 2016 «quoi qu'il arrive». Autrement dit: Nicolas Sarkozy présent ou pas.

Alain Juppé: L'ancien ministre des Affaires étrangères pourrait être le concurrent le plus sérieux de Nicolas Sarkozy. Alors qu'il entretient de bonnes relations avec l'ex-président depuis son départ de l'Élysée, Alain Juppé s'est positionné pour la première fois mercredi en vue de 2017. Sur BFMTV, il a assuré qu'il n'excluait pas de se présenter à la primaire de 2016 qui désignera le candidat de l'UMP pour la présidentielle. Mais contrairement à Bertrand et Fillon, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac se garde d'être dans une opposition frontale à Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se sont d'ailleurs vus en début de semaine pour faire le point sur la situation de l'UMP, sans que rien ne fuite sur leurs échanges.

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 ( Source LeFigaro.fr / Marion Joseph

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