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08/07/2014

BAC : A QUOI SERT UN EXAMEN QUI NE SELECTIONNE PLUS ?

 

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Les derniers résultats du bac confirme l'impression que cet examen est devenu une formalité pour quatre élèves sur cinq. Mais que vaut vraiment ce bac pour tous?

 

 Comme chaque année, les taux de réussite (et de mentions) au bac devaient atteindre des sommets et, dans la voie générale, près de 100 % des élèves finissent bacheliers, en comptant ceux qui redoublent pour l'obtenir. Les filières sélectives (telles les classes préparatoires) n'attendent désormais plus les résultats pour faire leur recrutement. Parallèlement, on échoue à tour de bras à l'université, à laquelle le bac donne accès.

Cette année, quelques innovations intéressantes ont été aperçues : barème national sur 24 points pour l'épreuve de mathématiques de terminale S, qui avait le mauvais goût de poser des questions au programme ; attribution de davantage de points aux questions les plus faciles en physique-chimie.

Le problème du bac, c'est qu'il constitue le plus grand des symboles scolaires, et il est bien tentant d'utiliser ce symbole à son avantage pour claironner que le niveau n'a jamais été aussi bon. Mais tout le monde voit bien désormais, à commencer par ses correcteurs, que le bac est en réalité un cache-misère.

Les techniques pour gonfler artificiellement les résultats sont nombreuses: épreuves honteusement en deçà des attendus des programmes scolaires, consignes de «bienveillance» nationales et académiques, réunions d'harmonisation pour remonter les notes, pressions sur les collègues pour remonter les notes aussi, barèmes de correction à l'indulgence coupable, épreuves en cours d'année et contrôles en cours de formation assurés par le professeur de la classe, qui se retrouve le cul entre deux chaises.

Cette année, quelques innovations intéressantes ont été aperçues: barème national sur 24 points pour l'épreuve de mathématiques de terminale S, qui avait le mauvais goût de poser des questions au programme ; attribution de davantage de points aux questions les plus faciles en physique-chimie.

Il faut en finir avec ces pratiques. Le bac doit correspondre aux programmes de terminale, et non servir d'outil de communication. C'est ainsi qu'il retrouvera une signification, et cela forcera enfin le ministère de l'Education nationale à plancher sur les problèmes centraux de notre école: pourquoi tant d'élèves n'arrivent-ils pas au niveau attendu et échouent-ils ensuite à la fac? Pourquoi les fondamentaux, dont le volume horaire d'enseignement n'a cessé de diminuer réforme après réforme, sont-ils aussi mal maîtrisés? Pourquoi plus personne ne veut-il être professeur aujourd'hui?

 

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(Source LeFigaro.fr /Jean-Rémi Girard) 

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