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07/07/2014

VIEILLISSEMENT ET DÉPENDANCE : 2 FRANÇAIS SUR 3 PRÉOCCUPÉS

 

 

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INFOGRAPHIE - Selon notre sondage, les personnes interrogées ont bien plus peur de devenir dépendantes que de devoir prendre en charge un proche qui l'est devenu.

 

Il y a aujourd'hui en France 15 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus. Ils seront 20 millions en 2030. Et d'ici à 2050, le nombre de 85 ans et plus sera multiplié par quatre. L'adoption par le gouvernement au début de ce mois du projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, la mise en avant de la «silver economy», l'économie au service des personnes âgées, le développement de nouvelles technologies au service des seniors, autant de signes qui montrent que ces préoccupations sont au cœur de la société. Afin de mieux connaître l'opinion des Français, le baromètre BVA Orange Healthcare MNH, en partenariat avec Le Figaro Santé, s'est intéressé aux Français dans leur ensemble, aux seniors (50 ans et plus), aux aidants et aux leaders d'opinion.

Premier enseignement, deux tiers (63 %) des Français se sentent personnellement concernés par la prise en charge du vieillissement et de la dépendance. Logiquement, les personnes concernées sont plus nombreuses chez les aidants (77 %) et les seniors (74 %). Ces derniers ne se sont jamais sentis aussi jeunes. Ainsi 42 % d'entre eux ne se définissent pas comme des «seniors» et seuls 16 % se qualifient de «personnes âgées». Chez les «jeunes seniors», de 50 à 59 ans, ils ne sont que 25 % à accepter le qualificatif de «senior», contre 71 % chez les 60-69 ans et 76 % pour les 70 ans et plus.

Les Français s'inquiètent de devenir dépendants

C'est d'ailleurs la principale crainte des Français: ils sont plus effrayés par la perspective de devenir dépendants (78 %) que d'avoir à s'occuper d'un proche dépendant (48 %). Les Français se montrent très majoritairement sensibles aux problèmes des seniors. Les sondés estiment à 94 % que le premier problème des seniors est celui lié au suivi de certaines maladies chroniques comme Alzheimer ou les problèmes cardiaques. Deuxième problème pour 89 % des personnes interrogées, l'isolement des seniors. Étonnamment, les risques liés aux activités quotidiennes en dehors de la maison lors de déplacements ou d'accidents de circulation sont ceux qui préoccupent le moins.

Face aux problèmes de vieillissement, les solutions actuelles sont toutefois jugées insuffisantes par les leaders d'opinion. Ainsi, 69 % estiment qu'il n'en est pas assez fait pour les personnes dépendantes et 81 % pensent de même envers les aidants, c'est-à-dire ceux qui s'occupent des personnes dépendantes. Parmi les axes du projet de loi, 49 % des sondés privilégient l'accompagnement de la perte d'autonomie, suivi de l'adaptation de la société au vieillissement, puis de l'anticipation du vieillissement. Les leaders d'opinion sont encore plus favorables (68 %) aux mesures d'accompagnement de la perte d'autonomie. Ils préconisent les mesures favorisant le maintien des personnes âgées au domicile, au détriment du soutien aux structures spécialisées.

La responsabilité de l'Etat

Concernant le financement de la prise en charge du vieillissement, une majorité de Français estiment qu'il devrait avant tout incomber à la Sécurité sociale (44 % pour les caisses de retraite et de retraite complémentaire ; 35 % pour les caisses de l'Assurance-maladie) ainsi qu'à l'État (36 %). Pour les leaders d'opinion, cette mission relèverait davantage de l'État (51 %) et des compagnies d'assurances (35 %). Les collectivités locales, qui interviennent pourtant déjà en matière d'action sociale et de santé, arrivent en dernière place et ne sont citées que par 11 % des Français et des leaders politiques. Enfin, près d'un quart des Français (23 %) et près d'un tiers des seniors (27 %) se déclarent prêts à contribuer au financement de la prise en charge.

D'un point de vue financier, les moyens alloués pour la mise en œuvre de cette loi doivent reposer sur la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie), dont le montant s'élève à 645 millions d'euros par an. Force est de constater qu'aux yeux d'une majorité de leaders d'opinion une telle somme ne serait pas suffisante pour adapter la société au vieillissement de la population.

Les nouvelles technologies sont perçues, par une large majorité de Français, comme apportant des solutions aux problèmes posés par le vieillissement et la dépendance. Des technologies comme Internet et ses applications, les appareils connectés, permettraient, en premier lieu et pour 80 % des Français, d'appréhender le problème de suivi de certaines maladies chroniques en proposant aux personnes âgées concernées des outils permettant un meilleur suivi de leur traitement.

Selon 79 % des Français, les nouvelles technologies pourraient également améliorer la sécurité du domicile des seniors et, pour 76 % d'entre eux, les outils connectés, tensiomètre, podomètre, balance, pourraient améliorer le suivi de leur santé au quotidien. Seuls 73 % pensent qu'Internet et les réseaux sociaux peuvent aider à rompre l'isolement des seniors. Mais ils sont par contre moins enthousiastes pour les technologies aidant à mieux prévenir les risques domestiques des seniors ou leurs risques dans leurs activités quotidiennes à l'extérieur de leur domicile.

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(Source LeFigaro.fr /Par Jean-Luc Nothias)

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