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10/07/2014

ON REPREND UN VERRE ? DEMANDEZ A VOTRE SMARTPHONE

 

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Des médecins ont développé une application qui calcule la vitesse d'élimination de vos consommations et d'évaluer à plus long terme les risques liés à la consommation alcoolique.

 

Entre collègues ou entre amis, en famille, pour fêter un événement ou oublier un souci, les prétextes pour boire sont nombreux. Or, définir à quel moment sa consommation personnelle devient excessive peut s'avérer difficile. C'est pour aider les individus dans cette démarche qu'une équipe de médecins a développé une application pour smartphone, qui permet de faire le point et d'apprendre à gérer sa consommation d'alcool.

«Beaucoup de personnes dont la consommation d'alcool est excessive sont dans le déni, c'est principalement à elles que s'adresse cette application», explique Martin Blachier, médecin, et co-développeur de l'application One More/Encore Un. Les habitudes de consommation ont changé, et aujourd'hui, la plupart des personnes qui ont un problème d'alcoolo-dépendance ne boivent pas tous les jours. «Le vin ou la bière à tous les repas sont des habitudes d'une autre époque, qui tendent à disparaître, observe Martin Blachier. Il y a maintenant plutôt des pics hebdomadaires de consommation excessive, on boit moins fréquemment, mais plus à la fois. Et si vous ressentez le besoin de boire chaque week-end, c'est qu'il y a déjà un souci.»

«Intervention brève»

Disponible sur iPhone et Androïd (0,99 euro), l'application One More propose de tenir un carnet de bord en indiquant chaque verre d'alcool consommé. Une analyse de la consommation hebdomadaire et mensuelle est ensuite fournie à l'utilisateur. «Le but n'est pas de culpabiliser, mais de favoriser la prise de conscience chez l'utilisateur qu'il a peut-être une consommation excessive, et que l'alcool peut avoir des répercussions négatives sur son humeur, sa vie privée et son travail», précise Nicolas Hoertel psychiatre et spécialiste de santé publique, qui a développé les algorithmes de l'application.

Cette prise de conscience serait suffisante pour un grand nombre de consommateurs: «Le bilan que dresse l'application et les informations qu'elle apporte sur les risques sont de l'ordre de ce que l'on appelle en psychiatrie une «intervention brève», précise le médecin. One More propose aussi de conclure des «pactes», et pour motiver l'utilisateur l'application estime la diminution des risques sociaux qu'un contrôle de sa consommation d'alcool pourrait apporter.

Le temps de dégradation de l'alcool sous-estimé

Des algorithmes de prévision de risque individuel nouveaux ont été développés pour l'application One More en utilisant l'une des plus grandes bases de données mondiales sur la consommation d'alcool et ses conséquences, National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions. Nicolas Hoertel le souligne, un score de risque ne remplace pas une consultation médicale, mais peut constituer une aide précieuse pour le dépistage.

L'application permet également de contrôler son taux d'alcoolémie en temps réel. Il suffit d'indiquer quel type d'alcool a été ingéré et l'application affiche une courbe avec les valeurs estimées du taux d'alcoolémie pour les six prochaines heures. «Contrairement à beaucoup d'applications avec des fonctions «alcootest», One More prend en compte la vitesse d'absorption de l'alcool et de sa dégradation, précise Martin Blachier. Les utilisateurs peuvent ainsi prendre conscience du temps nécessaire pour éliminer l'alcool, qui est souvent largement sous-estimé.» Un compte à rebours indique exactement le délai avant de revenir à un taux d'alcoolémie nul. «Cette fonction peut également permettre de réaliser que l'on peut ressentir des effets bien avant d'avoir atteint la limite légale de 0,5grammes d'alcool par litre de sang», conclut Martin Blachier.

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  • (source LeFigaro.fr / par Stéphany Gardier)

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