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17/07/2014

RENTRÉE SCOLAIRE : LES ELEVES DE PRIMAIRE APPRENDRONT A CODER DES SEPTEMBRE

 

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L'apprentissage de la programmation fera son entrée en primaire en septembre, selon le ministre de l'Éducation, mais uniquement «de manière facultative» et «sur le temps périscolaire». Il n'est pas encore inscrit aux programmes scolaires.

 

Lire, écrire, compter… Et «coder». Dès septembre prochain, les écoliers se frotteront au langage de programmation informatique, a promis le ministre de l'Éducation nationale, dans une interview au JDD. Car le sujet est dans l'air du temps. En Angleterre, le gouvernement de David Cameron a investi 1,8 M d'euros pour former les enseignants et inscrire la discipline dès la rentrée 2014 aux programmes de l'école primaire, tandis que Barack Obama lançait en décembre aux Américains: «Ne vous contentez pas de jouer avec votre téléphone, programmez-le!» Le code informatique ou la clé pour comprendre le fonctionnement de ces technologies utilisées au quotidien. Sa maîtrise pourrait aussi permettre de s'affranchir de la dépendance dans laquelle est placé le simple usager. «Chacun devrait savoir comment programmer un ordinateur, parce que ça apprend à penser», disait Steve Jobs, le fondateur d'Apple. Ce langage qui permet de créer des jeux, des sites, des applications, mais s'impose aussi dans la comptabilité, la vente ou l'industrie, devient un plus sur le marché de l'emploi… Quand il ne permet pas tout simplement de décrocher un job. Selon le chiffre fréquemment avancé, 450.000 emplois seraient créés d'ici à 2015 dans le numérique. Le patron de Free, Xavier Niel, ne s'y est pas trompé. En 2013, il a lancé «42», une école ouverte sans condition de diplôme aux 18-25 ans, autour du slogan «born to code» («né pour coder»). Buzz et succès garanti.

Élément de communication

Benoît Hamon, de son côté, se propose de «donner à tous les clés pour agir dans un monde toujours plus “connecté”». «Il ne s'agit pas de faire de tous les collégiens des développeurs mais de détecter des talents, de susciter des vocations pour un secteur stratégique dans la compétition mondiale», a expliqué le ministre au JDD. Mais au-delà des incantations, comment compte-t-il s'y prendre? À la rentrée 2014, il «favorisera» une «initiation au code informatique, de manière facultative et sur le temps périscolaire». Ce fameux temps géré par les communes dont la réforme des rythmes - généralisée en septembre - a fait si souvent parler. Ce sont les mairies - et non le ministère - qui équipent les écoles, avec, de fait, une grande diversité sur le territoire.

Quid de l'intégration du code informatique aux programmes scolaires eux-mêmes? Elle n'est pas pour demain. Le Conseil supérieur des programmes (CSP), mis en place en 2013, a récemment rendu son projet de «socle de connaissances, de compétences et de culture» qui couvre l'école primaire et le collège. Parmi les nombreux objectifs, il fixe en effet une initiation aux règles des langages informatiques, ainsi que «la réalisation d'applications utilisant des algorithmes simples». Mais il s'agit encore d'un projet. Car les nouveaux programmes n'entreront en vigueur qu'à la rentrée 2015 pour la maternelle et à celle de 2016 pour l'élémentaire et le collège. Mais pour Benoît Hamon, comme pour ses prédécesseurs, le numérique est un bel élément de communication. Au risque de tomber dans la caricature. «Face aux inégalités sociales, certains prônent le retour des blouses. Le numérique redistribue les cartes là où les blouses ne font que dissimuler les différences sociales», a-t-il lancé, promettant de relier au haut débit 9000 écoles en septembre.

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