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24/08/2014

RADARS ROUTIERS : POURQUOI ILS ONT MOINS RAPPORTÉ EN 2O13 ?

 

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Malgré le nombre croissant d'appareils le long des routes, la recette globale espérée par le gouvernement a baissé pour la première fois depuis dix ans. La diminution des excès de vitesse n'est pas la seule raison.

Pour la première fois depuis leur installation en 2003, les radars ont été moins lucratifs en 2013. Malgré la croissance constante du parc de radars et la collaboration de plus en plus poussée au niveau international, ils n'ont généré que 579 millions d'euros (hors amendes forfaitaires majorées) alors qu'ils avaient rapporté 630 millions d'euros en 2012, d'après les derniers chiffres communiqués par la Sécurité routière.

Si ces recettes sont bien éloignées des 647 millions d'euros espérés par le gouvernement, cette baisse était finalement prévisible. En effet, des chiffres publiés fin 2013 montraient déjà une baisse du nombre d'automobilistes flashés sur les routes. Le nombre d'infractions relevées par les radars a exactement baissé de 11%, selon la Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR) contactée par Le Figaro.

Baisse du nombre de radars en état de marche

En cause, l'arrivée en mars 2013 d'un nouveau prestataire chargé de la maintenance de 3300 radars automatiques sur les 4100 installés en France, soit 80% du parc. La prise de ce marché, confié aux sociétés Satelec (du groupe Fayat) et Ineo Infracom (du groupe GDF Suez), «a nécessité une période d'adaptation de plusieurs mois qui a eu des conséquences sur le délai de réparation des équipements», explique la Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR). La durée de réparation est passée de «dix à trois jours auparavant», avait admis en juillet 2013 Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Résultats, le taux de radars en état de fonctionner a baissé. Alors qu'il était de 92% depuis 2010 et même de 94,7% au mois de février, il a chuté les mois suivants pour atteindre un taux record de 80,3% au mois de juin 2013. Fin octobre, il était remonté à 87,8%.

 

«Les usagers ont ralenti de manière sensible»

Le grogne des Bonnets rouges contre l'Ecotaxe n'a pas arrangé les choses. Rien qu'en novembre dernier, 50 appareils, d'une valeur de 30.000 euros chacun, ont été détériorés en Bretagne. «130 radars ont été détruits en novembre et décembre, contre 90 sur les 10 premiers mois de l'année», note la DSCR. «Ces évènements ont entraîné une baisse de la verbalisation et donc de la recette», indique dans son dernier rapport annuel la Cour des Comptes, citée par Les Echos. S'y ajoute, bien sûr, la dégradation quotidienne de ces machines, détestées par une majorité de Français.

Enfin, les automobilistes ont un peu plus levé le pied en 2013. «Le nombre de flashs moyen des radars automatiques est passé de 18,5 en 2012 à 17,1 en 2013, soit une baisse de 7,5%. Cela signifie que sur les zones dangereuses contrôlées par les radars, les usagers ont ralenti de manière sensible», justifie encore la DSCR, qui parle d'une «bonne année pour la sécurité routière», le nombre de tués sur les routes ayant baissé de 11% l'année dernière.

Les radars ont un réel impact sur la baisse de la mortalité sur les routes selon la Sécurité routière. Ainsi, on dénombre 66 % de morts en moins sur les routes à proximité des radars depuis leur installation. Depuis 2002, date de l'annonce de la mise en place de radars, la mortalité sur la route a été divisée par deux.

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(source leFigaro.fr / Caroline Piquet)

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