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18/08/2014

TABAC : ENCORE TROP DE FUMEURS APRES UN CANCER

 

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Près d'un malade en rémission sur dix reste dépendant à la cigarette, malgré les risques associés.

 

Fumer est néfaste pour la santé de tous et particulièrement pour les personnes en rémission d'un cancer. Pourtant, près d'un malade sur dix est toujours dépendant à la cigarette après un traitement anticancéreux. C'est ce qu'observent Lee Westmann et ses collaborateurs dans un article publié mercredi sur le site de la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention de l'association américaine pour le cancer.

Parmi les 2938 patients atteints d'un cancer et ayant survécu 9 ans après leur diagnostic, 9,3% d'entre eux sont des fumeurs avérés. Or «fumer diminue les effets des traitements anticancéreux, augmente la probabilité de rechute et réduit l'espérance de vie», rappellent les auteurs, chercheurs à la Rollins School à Atlanta. Cette étude montre en outre que la plupart (83%) de ces 10% de patients fument quotidiennement, avec une moyenne de 14,7 cigarettes par jour.

Difficile d'arrêter

Pourtant, plus de 50% des survivants fumeurs «ne sont pas sûrs» (43,3%) ou «ne souhaitent pas» (10,1%) arrêter de fumer. Cette proportion concerne majoritairement les plus âgés et ceux qui fument beaucoup. «Ces patients très dépendants ont de grandes difficultés à s'arrêter, malgré la maladie», constatent les auteurs.

La proportion de fumeurs est différente selon le type de tumeur. Les plus accrocs se retrouvent parmi les patients atteints de cancer de la vessie (17,2%) ou du poumon (14.9%). «Ces deux cancers sont directement liés au tabagisme», rappellent les auteurs. «Le cancer de la vessie présente un taux de survie important, ce qui peut expliquer pourquoi les patients continuent de fumer, se sentant moins en danger», analysent-ils. En revanche, les cancers colorectaux, du rein et le mélanome présentent la plus faible proportion de fumeur avec respectivement 6,8%, 7,3% et 7,6 % des patients.

Les jeunes, les femmes, les personnes ayant un faible niveau d'éducation ou de revenus et consommant plus de deux verres d'alcool par jour sont les personnes les plus susceptibles de continuer à fumer après un diagnostic de cancer. Ces données permettront la mise en place de stratégies ciblées sur ce groupe de patients, afin de les aider à arrêter de fumer et ainsi réduire certains cancers secondaires ou les métastases liés au tabagisme.

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  • (sourceLeFigaro.fr /Par Geneviève Moussy)

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