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28/08/2014

LA LECTURE NUMERIQUE S'INSTALLE DOUCEMENT DANS LES FOYERS FRANÇAIS

 

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L'équipement en liseuses et tablettes progresse. La part des ventes d'e-books atteint désormais 4 % du marché du livre.

 

Le décollage tant attendu du marché du livre électronique n'est peut-être pas pour cette année en France, mais tous les indicateurs continuent de montrer des signes encourageants. Les ventes d'e-books ont représenté 3 % du marché du livre grand public en valeur l'an dernier, selon le Syndicat national de l'édition (SNE) - et même autour de 4 % si l'on ne tient compte que de la littérature générale - et les Français continuent de s'équiper en supports de lecture.

Selon GfK, le parc français de liseuses a atteint plus de 500 000 unités fin 2013. En y ajoutant les 8 millions de tablettes en circulation, voire tous les périphériques (comme les smartphones) qui permettent la lecture numérique, l'Hexagone est prêt pour le grand saut.

«Nos ventes de livres électroniques n'atteignent pas les taux de progression américains ou anglais, mais la part numérique sur les ventes de nos best-sellers en papier s'élève à 7 % ou 8 % en moyenne, ce qui n'est déjà pas mal», observe Catherine Cussigh, directrice du développement international d'Hachette Livre et, à ce titre, en charge du numérique. Les meilleures ventes d'e-books sont réalisées sur les segments de la romance (Harlequin) ou des thrillers. Les plans commerciaux intègrent de plus en plus souvent des temps forts promotionnels, notamment durant la période estivale. Les offres incitant à passer à l'e-book devraient se multiplier pour les fêtes de fin d'année.

Besoin de repères

Tout porte à croire que le marché est en train de prendre une vraie consistance, alors qu'il est très longtemps resté embryonnaire. Signe de ce tournant, Carrefour, qui s'est lancé en France sur le marché fin 2013 avec sa liseuse Nolim, est satisfait de ses ventes, «conformes à ses attentes», indique une porte-parole. «Le marché des liseuses n'est pas le plus dynamique, mais il continue de progresser», fait valoir Michaël Dahan, cofondateur du fabricant français de liseuses Bookeen, qui équipe l'offre de Carrefour et s'est parallèlement lancé dans plusieurs pays, en Europe et encore dernièrement au Brésil, en nouant des partenariats avec de grands réseaux de libraires. Aucun fabricant ne communique de chiffres, mais la hiérarchie est maintenant bien établie. Sur le marché des appareils, le Kindle d'Amazon domine, suivi par le Kobo, vendu notamment par la Fnac, et Bookeen. Sony a en revanche officiellement jeté l'éponge il y a quelques semaines. Trois opérateurs, cela semble largement suffisant sur ce marché. Les consommateurs ont besoin de repères.

D'ici à 2017, le cabinet Xerfi estime que parallèlement à l'érosion lente mais inexorable des ventes de livres physiques, les ventes d'e-books devraient progresser de près de 20 % par an, portées par la consommation des gros lecteurs sur liseuses et par la baisse des prix. Les chiffres actuels étant encore marginaux, le boom serait donc progressif. Tout va dépendre du taux de conversion à la lecture numérique. Aujourd'hui, 15 % des Français ont lu un livre électronique, contre 30 % à 35 % des Américains. Il y a donc une marge de progression qui ne demande qu'à être stimulée. L'apparition récente d'offres d'abonnements mensuels payants donnant un accès illimité à des milliers de titres, comme le propose le français Youboox, va notamment dans ce sens.

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(source LeFigaro.fr // Alexandre Debouté)

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