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05/09/2014

LES "SANS-DENTS", L'EXPRESSION DE FRANÇOIS HOLLANDE QUI CHOQUE LE MONDE POLITIQUE

 

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LE SCAN POLITIQUE - Dans son ouvrage, Valérie Trierweiler raconte qu'«en réalité, le président n'aime pas les pauvres» et qu'il parle de «sans-dents» pour les qualifier. Une formule qui fait scandale. L'entourage du chef de l'État dément.

Les «sans-dents». L'expression ne passe pas. Selon le témoignage de Valérie Trierweiler, publié dans son livre Merci pour ce moment, ce sont les termes du chef de l'Etat pour qualifier les pauvres. Elle écrit qu'il «s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres». Poursuivant: «Lui, l'homme de gauche, dit en privé: “les sans-dents” très fier de son trait d'humour.»

Une révélation qui s'introduit directement dans le débat politique, alors que le livre est présenté comme une histoire personnelle. Le Front national est le premier parti à s'emparer de ces mots. Dès mercredi après-midi, le parti de Marine Le Pen publiait un communiqué pour se hisser en défenseur des «sans-dents». «Hollande méprise les “sans-dents”, le Front national les défend», explique le mouvement d'extrême droite, jugeant que c'est «sans doute l'information la plus intéressante du livre» (à un moment où seuls des extraits avaient été rendus publics, NDLR).

Nicolas Bay, eurodéputé FN, y voit une stigmatisation «des pauvres», «terme pouvant aujourd'hui servir à désigner l'ensemble des victimes du mondialisme», considère-t-il. Il récupère l'expression pour servir le discours connu du Front national, expliquant que «ces Français-là n'ont même pas l'aide de la généreuse AME (aide médicale de l'État, NDLR) pour se soigner convenablement, celle qui permet même aux clandestins de ne pas être des “sans-dents”».

Invitée de RTL, Marine Le Pen y voit une «formule abjecte». «Si elle a été prononcée elle révélerait une face de François Hollande qui ruinerait définitivement son image à l'égard de ceux qui lui ont fait confiance», glisse la patronne du FN. Mais d'après la station, l'entourage du président de la République dément avoir utilisé une telle expression, sans plus de précisions.

L'expression enflamme les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, l'expression passe mal aussi. Le collectif «Hollande dégage», qui a pris part à la manifestation «Jour de colère» fait la promotion d'un mouvement appelé «les Sans-dents» et rassemble à l'heure actuelle près de 12.000 likes sur Facebook.

 

De son côté, Gilbert Collard en profite aussi pour glisser un bon mot sur Twitter, voyant en François Hollande un «imposteur et un sans-coeur». À l'UMP, la députée Valérie Boyer parle de «l'expression du cynisme et du mépris qui ne passe pas».

(source LeFigaro.fr / Ivan Valério)

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