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21/09/2014

CASIMIR, ABBA, LES BRONZÉS.... AU SECOURS, LA CULTURE DE PAPA REVIENT !

 

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Le Disco, Les Bronzés, Pierre Desproges, Starsky et Hutch, les pantalons à pattes d'élephants... la culture emprunte de nostalgie est à la mode chez les jeunes de 7 à 77 ans. Bréviaire de ce dont il faut se souvenir pour être dans le coup.

Casimir, le gentil dinosaure orange de L'île aux enfants, vient de fêter ses quarante ans. La culture de papa et parfois même de grand-papa ne s'est jamais aussi bien portée. Les albums collectors du groupe suédois ABBA se vendent comme des petits pains. La tournée des vedettes de variétés des années 70, Âge tendre et têtes de bois, affiche complet dans tous les villages de France et de Navarre.

Les sketches de Coluche et de Pierre Desproges, découverts sur Youtube et Dailymotion par les ados, sont considérés comme les archétypes d'un humour sans tabous, aujourd'hui disparu car balayé par la censure du politiquement correct.

Pour passer une bonne soirée entre copains rien de tel que de revoir en boucle les meilleurs passages du Père Noël est une ordure et des Tontons flingueurs. La Femme libérée du groupe Cookie Dingler est devenue une chanson culte. Schnock, «la revue des vieux de 27 à 87ans» s'arrache sous le manteau.

Les cinéastes d'Hollywood, en mal d'imagination ou férus de rétro-marketing, adaptent sur grand écran les séries du temps de notre bonne vieille ORTF: Mission: Impossible, Chapeau melon et bottes de cuir ont déjà subi un lifting pétri d'effets spéciaux. Le remake de L'Homme qui valait trois milliards devrait sortir dans les salles incessamment sous peu.

La mode et la décoration n'échappent pas à ce phénomène. La tenue - mi-gothique, mi-romantique - en rouge et noir de Jeanne Mas est prisée par les adolescentes. Les fameuses «pattes d'eph» font fureur chez les «fashionistas». Quant aux vide-greniers, ils sont pris d'assaut par la bohème nostalgique qui rêvent de trouver en chinant les meubles oranges et cubiques des films de Stanley Kubrick ou de Claude Chabrol.

Mode rétro passagère ou tendance plus profonde - Albert Camus a écrit: «La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie» - , difficile de répondre. Le Figaro dresse la liste thématique des tendances en vogue de la «daddy nostalgie».

● De la musique variétés au disco en passant par Indochine

Il y eu la période Cloclo. Alexandrie, Alexandra fait fureur dans les boites. La chanson culte de Claude François lance le désormais indispensable quart d'heure Disco. Oubliés le rap et la techno, les paumés du petit matin retrouvent alors les plaisirs démodés chers à Aznavour. Barry White, ABBA, les Bee Gees... leur redonnent le goût du jerk et parfois même du slow. Certains tube des années 80 vivent une nouvelle jeunesse. Les paroles de la chanson de Cookie Dingler «être une femme libérée, tu sais c'est pas si facile» sont le symbole du post- féminisme des adolescentes. Les tenues de scènes de Jeanne Mas, en rouge et noir, sont du dernier chic. Quant à Indochine et son inséparable Bob Morane, plus de vingt ans après leurs premiers succès, il sont encore capables de remplir le Stade de France.

● Des Tontons flingueurs au Père noël est une ordure

Les répliques de la scène de la cuisine des Tontons flingueurs sont souvent le prélude à une bonne soirée entre copains et copines de 7 à 77 ans. «Ce serait pas de la pomme»... disent-ils en cœur. Idem pour les «doubitchous de Sofia» de monsieur Preskovic et les «C'est cela oui» de Thierry Lhermitte, les pépites du Père noël est une ordure. Les dialogues de Michel Audiard et de la troupe du Splendid sont devenus le creuset d'une nouvelle culture générale.

● Coluche et Pierre Desproges ou quand le rire était politiquement incorrect

Internet et les sites de partage vidéo ont beaucoup œuvré pour leur postérité. Les sketches de Coluche et de Pierre Desproges ont été vus et revus des millions de fois. Le point commun entre ces deux humoristes au registre très différents? Leur capacité à faire fi de ce qu'on appelait pas encore le politiquement correct. Ces deux monstres sacrés de l'humour n'évitaient aucun sujets tabous: la connerie, les Noirs, les Blancs, les petits, les gros, les drogués, les homos, les Juifs, les Arabes, la connerie, les bourgeois, la lessive, Giscard, Mitterrand... Tout passait sous leurs fourches caudines. Et à l'époque personne ne se serait permis de leur intenter un procès.

● De Casimir aux super-héros

Ils étaient les héros d'une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Chaque semaine, les petits garçons attendaient avec impatience les histoires en bandes dessinées de Superman, de Batman et Robin. Puis ils ont découvert Strange avec les X-Men, L'Araignée - on ne disait pas encore Spider-Man - Daredevil, Iron Man, les Fantastiques. Puis la télé a pris le relais. Albator, Captain Flam... Leurs aventures étaient programmées dans L'île aux enfants de Casimir, le monstre gentil. Que le temps passe vite, il vient de fêter ses quarante ans.

● Hollywood réutilise à gogo les séries culte de notre enfance

Mission impossible, Chapeau melon et bottes de cuir, Starsky et Hutch ont déjà eu le droit à leur adaptation sur grand écran. Malgré des succès mitigés - la charmante patine des vielles séries culte est difficilement imitable - Hollywood semble touchée, elle aussi, par la «daddy nostalgie». L'Homme qui valait trois milliards doit sortir bientôt. Quant à Amicalement vôtre, la Toile bruisse régulièrement d'un possible remake. Il ne sera pas aisé de reformer un duo aussi spirituel que celui de Roger Moore et Tony Curtis. N'est pas Lord Brett Sinclair et Dany Wilde qui veut.

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(Source LeFifgaro.fr / Bertrand Guyard)

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