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24/09/2014

SERVICE CIVIQUE : L'ARGENT MANQUE

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François Hollande veut renforcer ce dispositif créé sous la présidence Sarkozy. Très populaire chez les jeunes, le manque de moyens freine son essor.

 

Regret caché ou petite blague présidentielle? Jeudi, François Hollande a ouvert sa déclaration sur le service civique en évoquant… le service militaire, laissant planer un doute l’espace de quelques secondes. Mais le président de la République a bien indiqué que «le service militaire ne sera pas rétabli» alors que le service civique, lui, devra être «élargi autant que possible».

Le chef de l’État a profité de l’occasion pour confier au gouvernement la mission de prendre «un grand engagement» concernant le service civique et de l’assortir de nouveaux droits, liés par exemple au permis de conduire, que les jeunes engagés pourraient passer durant leur mission. Cette nouveauté avait déjà été proposée par François Chérèque, président de l’Agence du service civique, dans un rapport remis cet été au gouvernement. François Hollande a précisé qu’il considérait que le service civique, créé en mars 2010 par Martin Hirsch sous la présidence de Nicolas Sarkozy, est «une grande idée» et qu’il fallait «qu’il soit beaucoup plus accessible, qu’il y ait plus de missions» à l’avenir. Concrètement, le service civique est un engagement de six à douze mois dans des missions d’intérêt général auprès d’associations ou de collectivités. Ces missions s’adressent aux jeunes âgés de 16 à 25 ans et donnent droit à une indemnité.

La popularité du dispositif est croissante. Près de 58.000 jeunes se sont engagés entre 2010 et 2013, et ils seront 35.000 volontaires à accomplir un service civique cette année, le nombre de propositions de volontariat dépassant celui des missions proposées. «Pour chaque mission proposée par un organisme, il nous confie recevoir au moins cinq candidatures», indique Hélène Paoletti, directrice de l’Agence du service civique. «Sur notre site Internet, on comptabilise 300.000 jeunes inscrits», fait-elle également savoir.

570 euros d’indemnité par mois

Face à l’enthousiasme des jeunes, le gouvernement socialiste a affirmé à de nombreuses reprises sa volonté d’atteindre les 100.000 jeunes engagés en service civique en 2017. Soit une multiplication par trois en seulement deux ans et demi, une ambition qui n’est pas sans poser des problèmes de financement. Car le réel blocage provient du manque de moyens, comme l’admet Hélène Paoletti. «On est obligé de refuser des offres d’organismes», explique-t-elle, «même s’ils sont très motivés pour accueillir des jeunes supplémentaires». En cause, l’impossibilité pour l’Agence de leur verser l’indemnité mensuelle de 570 euros.

Malgré les efforts du gouvernement pour augmenter le budget - qui est de 140 millions d’euros en 2014 -, de 100 millions d’euros supplémentaires pour les trois prochaines années, il faudra faire plus pour atteindre l’objectif de 100.000 jeunes en service civique par an à la fin du quinquennat. Car la rallonge négociée par l’ex-ministre de la Jeunesse, Najat Vallaud-Belkacem, ne permettra d’atteindre que les 60.000 jeunes engagés en 2017. Pour trouver les fonds nécessaires à l’ouverture du dispositif à 40.000 volontaires de plus, la désormais ministre de l’Éducation nationale avait suggéré de chercher des partenariats privés et d’utiliser des fonds européens. Son nouveau ministère pourrait lui aussi être mis à contribution.

 

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(source LeFigaro.fr )

 

 

 

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