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26/09/2014

CAFEINE : CE QUE L'ON SAIT, CE QUE L'ON CHERCHE

 

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Une étude réalisée sur plus d'un million de personnes en 2014 a permis d'éliminer toute inquiétude sur un risque cardiovasculaire de la consommation de café.

 

L'utilisation de la caféine pour traiter l'apnée du sommeil chez le prématuré n'a aucun effet à long terme. Voici la conclusion récente de la première étude de suivi jusqu'à l'âge de 12 ans réalisée par une équipe de Philadelphie. Les études à long terme sur la caféine sont rares, et encore plus en pédiatrie. «On retrouve la caféine et ses métabolites, comme les xanthines, en concentration double dans le sang du fœtus», indique le Pr Pierre Gressens, neurologue, directeur Inserm à l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Ses effets sur le fœtus humain sont cependant inconnus car seuls des travaux sur des animaux ont été réalisés. Par ailleurs, les effets délétères du stress sur le fœtus sont bien connus. La recommandation du Pr Gressens repose donc sur les faits connus et sur la prudence: inutile de demander aux femmes enceintes d'arrêter le café, ce qui serait une source de stress, mais il semble prudent de leur recommander de limiter leur consommation à une quantité raisonnable.

Un effet cardioprotecteur

Une étude récente, réalisée sur plus d'un million de personnes en 2014, a permis d'éliminer toute inquiétude sur un risque cardiovasculaire: le café aurait peut-être même un effet cardioprotecteur. Les chercheurs savent cependant que la caféine augmente la pression artérielle: faut-il expliquer cet effet positif du café par les polyphénols qu'il contient? Le thé est-il également bénéfique? Que penser des sodas et autres boissons riches en caféine? D'autres effets positifs potentiels se dessinent: sur le diabète de type II, sur certains cancers, sur certains troubles cognitifs mais aucune étude ne permet à l'heure actuelle de tirer des conclusions à visée thérapeutique. «Deux tasses de café par jour semblent associées à une apparition plus précoce des symptômes de la maladie de Huntington», indique le Pr Krystokowiak, professeur de neurologie au CHU d'Amiens, qui a réalisé cette étude avec le Pr Blum et le Dr Simonin à Lille. Il s'agit cependant d'une étude rétrospective, qui ne permet pas d'évaluer le lien de cause à effet: impossible là encore d'établir une quelconque recommandation pour les porteurs du gène responsable de la maladie.

Des résultats commencent à se dessiner, des consensus apparaissent en faveur d'une consommation raisonnable de café, mais, cependant, comme le rapportait le Journal of Caffeine Research dans sa dernière analyse exhaustive des travaux dans ce domaine, les études de bonne qualité restent rares, et il faudra encore plusieurs années de recherche avant de connaître précisément les risques et les bénéfices que présente la caféine.

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  • (source LeFigaro.fr // Par Pauline Léna)

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