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02/10/2014

SANTÉ : LE CERVEAU RETARDE LA MALADIE D'ALZHEIMER // WE PORTES OUVERTES DES ATELIERS D'ARTISTES

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Grâce à des mécanismes de compensation, sans doutes stimulés par les interactions sociales, notre cerveau serait capable de retarder l'apparition des symptômes en cas de maladie d'Alzheimer.

 

La maladie d'Alzheimer s'accompagne de dépôts amyloïdes anormaux dans le cerveau. Ces lésions cérébrales, visibles par imagerie cérébrale, IRM ou en PET-scan, apparaissent même avant les premiers symptômes. Hélas, ces dépôts, comme d'autres mesures biologiques, ne sont pas parfaitement spécifiques de la maladie. Aussi ces examens ne sont-ils pas utilisables en routine. Les neurologues préfèrent avoir recours dans un premier temps à des tests de mémoire.

Mais les données de recherche en imagerie cérébrale s'accumulent et les nombreux essais menés de par le monde pour comprendre la maladie ont fait apparaître un étrange phénomène. Comment expliquer que certaines personnes âgées présentant apparemment des dépôts amyloïdes importants dans leur cerveau, visibles en PET-scan, n'aient par ailleurs aucun symptôme de la maladie?

Matelas cognitif

Des scientifiques de l'université de Californie viennent, peut-être, de fournir la réponse. Ils ont étudié par IRM fonctionnelle (IRMf) le cerveau en action, lors d'exercices de mémorisation d'images, de 71 adultes dont 16 personnes ayant des lésions des dépôts amyloïdes visibles en PET-scan, mais pas de symptôme de la maladie. Tous ont réussi de la même manière les épreuves de mémoire, mais avec une différence étonnante visible en IRMf. Pour obtenir des résultats similaires aux autres, les 16 volontaires ayant des dépôts devaient activer d'avantage différentes zones de leur cerveau.

Cette faculté de compenser, en utilisant des réseaux neuronaux alternatifs, l'encombrement des voies normales par les dépôts amyloïdes rejoint la théorie de la réserve cognitive. «C'est l'idée qu'il y aurait une sorte de matelas cognitif permettant de retarder les effets de la maladie d'Alzheimer, même si on ne peut pas éviter la maladie», explique le Pr Bruno Dubois, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Il coordonne justement l'étude Insight, la première étude française d'envergure visant à suivre pendant cinq ans le devenir de 400 volontaires âgés de 70 à 85 ans pour comprendre l'apparition de la maladie. «Avoir des lésions ne suffit pas pour avoir la maladie, explique-t-il, c'est tout le fond du problème. Il faut absolument identifier ce qui va déclencher la maladie et pourquoi si l'on veut éviter de traiter inutilement des gens qui ne seront jamais malades.»

En attendant de «craquer le code de l'algorithme biologique de conversion vers la maladie», le neurologue conseille d'entretenir ses réserves cognitives. «L'hypothèse est que plus on développe tôt cette réserve et plus on retarde l'effet des lésions de la maladie d'Alzheimer», détaille-t-il. L'éducation est d'ailleurs considérée comme le facteur protecteur modifiable le plus puissant, devant l'arrêt du tabac et l'activité physique. Le yoga aurait aussi un effet bénéfique. Mais le plus simple est encore d'avoir une vie sociale. «Chaque rencontre est potentiellement une source d'activation cérébrale extrêmement riche», souligne le Pr Dubois.

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  • (source LeFigaro // Par Damien Mascret)

 

Week-end portes ouvertes des ateliers d'artistes boulonnais

ImageRien de mieux pour apprécier une oeuvre ou se faire toucher par elle que de se rendre dans l’atelier du créateur. Une opportunité que des milliers de Boulonnais, chaque année depuis six ans, saisissent le temps d’un week-end, en poussant les portes des lieux où l’art se fait, s’expose et se partage. Pour cette édition, sur les 180 artistes participants, 40 ouvriront leur atelier ou galerie et 130 seront présents au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, dans les salons d’honneur, la salle des Fougères, la salle du Parchamp. Sans oublier l’espace Landowski et l’exposition de Marie-Louise Sorbac.

>> Samedi 4 octobre de 14h à 19h et dimanche 5 octobre de 14h à 18h dans toute la ville
>> Téléchargez le programme

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