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30/09/2014

AMPOULES, BAS NYLON, IMPRIMANTE : CES OBJETS DESIGNES COUPABLES D'OBSOLESCENCE

 

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L'ampoule de la caserne de Livermore, en Californie, brille depuis 1901.

Quelques produits emblématiques alimentent depuis des décennies la question de l'obsolescence programmée, contre laquelle les députés entendent agir.

 

 

Les fabricants prévoient-ils la fin de vie des produits afin d'en vendre davantage? La question reste un sujet de polémique. Vendredi, les députés ont décidé de prendre en compte ce phénomène en prévoyant d'assimiler l'obsolescence programmée à de la tromperie, un délit passible de prison. Avérée ou pas, les exemples de produits à la durée de vie prétendument raccourcie censés illustrés cette pratique ne manquent pas, sans que la réalité de cette pratique économique ne puisse généralement être démontrée.

L'histoire du bas nylon reste l'un des emblèmes de l'obsolescence programmée. Cet accessoires vestimentaires est réputé pour avoir été particulièrement solide et résistant dans les années 1940. La firme américaine Dupont de Nemours avait alors choisi d'utiliser le nylon synthétique pour remplacer la soie. Les bas auraient alors été tellement résistants qu'ils auraient plombé les ventes du fabricant. Ce dernier aurait, par la suite, décidé de rendre ses créations plus fragiles afin de pousser à les remplacer. La critique n'a rien de neuf, comme le souligne Paris Match: elle s'élevait déjà dès les années 1950 dans le magazine Good Housekeeping, dans lequel la fragilité de ces nouveaux bas était expliquée par un intérêt nouveau pour les mailles beaucoup plus fines.

L'argument de la contrainte technique

Autre symbole centenaire de l'obsolescence, l'ampoule de la caserne de pompiers de Livermore, en Californie. Le bulbe lumineux, installé en 1901 dans le bâtiment, fonctionne toujours plus d'un siècle après. Sa longévité lui vaut de figurer dans le Guinness Book des records, puisqu'elle n'aurait jamais été éteinte depuis 113 ans. Au-delà de cette ampoule unique, l'idée selon laquelle la durée de vie des ampoules à filament aurait été diminuée volontairement remonte à un accord entre plusieurs fabricants d'ampoules, connus comme le cartel Phoebus. En 1924, ces firmes se sont réparti les marchés et auraient abaissé la durée d'éclairage d'une ampoule de 2500 heures à 1000 heures. Obsolescence programmée, accusent les uns, contraintes techniques, prétendent les autres: au-delà de la durée d'éclairage, la puissance de la lumière ne serait pas la même avec le temps. À Livermore, l'ampoule centenaire se limite ainsi à un filament rouge digne d'une veilleuse.

Plus récemment, le scandale des imprimantes Epson à la mort programmée, révélé par un documentaire, a encore renforcé la méfiance à l'égard des constructeurs. Après plusieurs plaintes concernant des pannes soudaines d'une imprimante Epson, un utilisateur a examiné son imprimante et est parvenu à mettre au jour la raison de la panne. En cause, une puce implantée dans l'objet, le rendant inutilisable au bout d'un certain nombre d'impressions. À l'aide d'un simple logiciel, le réparateur a ainsi pu relancer sa machine. Chez Epson, là encore, on nie toute panne volontaire. La puce servirait à prévenir un dysfonctionnement. Il en faudra davantage pour mettre fin aux soupçons d'obsolescence sans cesse ravivés.

 

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(source LeFigaro.fr / Blandine Le Cain)

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