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05/10/2014

LES FAMILLES EN COLERE CONTRE LE GOUVERNEMENT

 

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SONDAGE - Les mesures gouvernementales sur la famille pourraient inciter 60 % des Français à différer une nouvelle naissance.

 

Les familles en colère contre les coupes budgétaires dans la politique familiale vont-elles venir grossir les rangs des manifestants de dimanche? Si la Manif pour tous se refuse à faire des pronostics, la Confédération nationale des associations familiales catholiques (AFC) a mesuré l'ampleur du mécontentement après l'annonce de ce coup de rabot. Dans ce sondage publié en exclusivité, 60 % des Français interrogés estiment qu'il pourrait conduire de futurs parents à différer une nouvelle naissance. Un chiffre qui grimpe à 75 % dans les foyers avec des enfants de moins de 3 ans. «Ce sondage confirme nos inquiétudes sur une baisse de la natalité, un des rares points forts de la compétitivité», souligne Jean-Marie Andrès, président des AFC. Maman au boulot et papa à la maison? Ce sont encore les familles avec enfants qui jugent le plus sévèrement la volonté de l'État de redistribuer le congé parental entre les pères et les mères. Les trois quarts d'entre elles pointent l'abandon du libre choix de l'organisation de leur vie familiale et professionnelle après une naissance. «Une ingérence dans la vie des familles», renchérit Jean-Marie Andrès.

 

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Plus embarrassant pour le gouvernement, les trois quarts des sondés jugent que ces coupes ne vont pas participer au redressement de la situation économique. «Les familles ont le sens de l'effort, elles n'ont pas peur de l'austérité mais elles sont exigeantes, prévient le président des AFC. Visiblement, elles ont l'impression que ces mesures ne servent à rien. De plus, elles attendent des contreparties, avant tout sur la réduction des dépenses publiques». Peut-on pour autant parler de «familiphobie» du gouvernement? Un peu plus de la moitié des sondés ne jugent pas les familles particulièrement touchées. Ces dernières, à l'inverse, ont bien l'impression d'être dans le viseur. C'est le cas de 64 % de celles qui ont deux enfants ou plus. «Ces mesures participent à la déstabilisation de la confiance des Français et elles ont cristallisé une inquiétude déjà très forte sur des thèmes de société», conclue Jean-Marie Andrès.

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(source LeFigaro.fr / Agnès Leclair)

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